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En route vers l’autonomie

L’autonomie désigne la capacité d’un objet, d’un individu ou d’un système à se gouverner soi-même, selon ses propres règles, sans dépendre d’autrui. Pourquoi est-ce si important et comment s’en approcher ? C’est ce que nous allons voir dans cet article, orienté sur l’autonomie dans le bien-être.

L’autonomie confère un sentiment de liberté. Est-ce qu’on se rend vraiment compte de la chance qu’on a de pouvoir nous lever le matin et de choisir de quoi sera composé notre petit-déjeuner et notre journée, comment on va s’habiller, etc. ? Même si cette liberté est toute relative puisque le modèle sociétal nous incite fortement à adopter certains comportements jugés comme adaptés – par exemple passer notre journée au travail, prendre soin des autres (avant soi-même), … – je pense qu’on peut dire que l’on s’en sort pas mal. Cependant, en creusant le thème de l’autonomie, ses aspects et ce que cela implique, j’observe que l’état des lieux est loin d’être encourageant.

Aparté sur l’autonomie alimentaire pour illustrer

Qui serait capable de subvenir à ses besoins uniquement par ses propres moyens ? Très peu de personnes. Il faut quand même se rendre compte que notre système actuel (la mondialisation, le commerce international) fait que les pays se sont rendus totalement dépendants les uns des autres, chacun se spécialisant sur certaines cultures, confiants qu’ils pourront librement échanger leurs productions contre celles qui leur manquent.

Sauf que l’on se rend compte de la limite de ce système, particulièrement en ce moment. Il suffit d’une mésentente entre pays pour que les échanges en soient chamboulés et que l’approvisionnement auquel nous sommes habitués vacille. Si on revient en arrière, je ne pense pas dire trop de bêtises en avançant qu’au Moyen-Âge ou même avant, l’autonomie était gage de survie : chaque royaume cultivait ce dont il avait besoin, sans trop compter sur les échanges même s’ils devaient probablement exister (désolée je ne suis pas spécialiste en histoire). Quand il s’agit de survie, mieux vaut compter en premier lieu sur soi-même.

Pourquoi nous rendre ainsi dépendants les uns des autres ? Un aspect positif que j’y vois est de favoriser la coopération plutôt que le repli sur soi. Cela incite aussi à se spécialiser au lieu de s’éparpiller en se diversifiant. Pour le côté négatif, soyons lucides, nous sommes dépendants du système, sous son emprise, contrôlés par le bon vouloir des dirigeants. Avec les différentes crises qui nous attendent et les soucis environnementaux, la dépendance aux autres, surtout lorsqu’ils sont loin, me semble être une idée assez périlleuse. Un équilibre entre indépendance et ouverture vers les autres ne serait-il pas utile à trouver ?

Et si on observe le phénomène de façon globale, c’est la même chose. Avons-nous appris les bases pour rester en bonne santé, pour prendre soin de nous-mêmes, pour garder nos équipements (voiture, vêtements, électroménager…) en bon état et les faire durer le plus longtemps possible ? Absolument pas ! Notre éducation nous conditionne à être dépendants du système pour le faire fonctionner. Mais si le système est défaillant, avons-nous vraiment envie de continuer à l’alimenter ?

Autonomie dans le bien-être

Pour le bien-être, c’est pareil. Il est tellement plus simple de trouver un cours payant que de s’octroyer du temps seul.e avec soi-même pour apprendre à se connaître. Car à mon sens, c’est bien là la base du bien-être : la connaissance de soi. Pour se connaître, il est nécessaire de passer du temps seul, introspecter, expérimenter. Or, la solitude est souvent mal perçue, tout comme le fait de « ne rien faire » associé à la paresse. En bref, l’envie de prendre soin de soi va être confrontée à un tas d’a priori et de croyances erronées qu’il sera nécessaire de balayer afin d’être en paix. Je n’ai rien contre les cours payants, ils sont indispensables pour s’initier à des pratiques que l’on ne maîtrise pas, bénéficier de l’expérience d’un.e professionnel.le, rencontrer d’autres personnes. Ce qui m’embête, ce sont les préjugés posés sur les temps passés seul.e, à introspecter ou à réaliser ses propres expérimentations.

Pratique de bien-être

Autonomie et sylvothérapie

Sylvothérapie

Je chéris la pratique du bain de forêt car elle permet, à force de pratique, de tendre vers une certaine autonomie dans son bien-être. La présence du guide rassure, donne un cadre sécurisant et permet d’appréhender l’environnement naturel dont le contact peut être nouveau pour certaines personnes. Les participants vont peu à peu comprendre l’intérêt de la variété d’invitations proposées, l’importance du rythme donné à la sortie et de la richesse du cadre sélectionné. Une fois ces éléments intégrés, les participants peuvent expérimenter leur propre sortie en solo s’ils le souhaitent. Bien sûr, une sortie en autonomie ne procure pas la richesse des échanges en groupe ni l’œil expert du guide pour mener les participants dans des invitations adaptées à leur état du moment et au lieu. Mais l’expérience reste intéressante, surtout qu’avec cette pratique, l’avantage est qu’il n’y a vraiment pas de risques de mal faire. Crois donc en tes capacités à t’offrir ce moment de détente et de reconnexion pour toi.

C’est d’ailleurs dans cette optique que j’ai créé l’écrin Évasions sylvestres, un pack de 4 audios guidés de bain de forêt, accompagné de 4 méditations soins. Pour te faire bénéficier de l’encadrement expérimenté d’une guide certifiée tout en te laissant la flexibilité d’une pratique en autonomie : tu la réalises quand tu veux, où tu veux, sans la contrainte de trouver un guide et une sortie près de chez toi. Cet écrin est parfait si tu préfères expérimenter en solo pour commencer, afin d’être plus à l’aise, détachée du regard d’autrui. Évasions sylvestres sera disponible dès le 3 octobre.

Je terminerai en t’invitant à te questionner sur ton niveau d’autonomie dans les différentes sphères de ta vie. Pas pour juger ni te culpabiliser loin de là, simplement pour faire le bilan, observer si ça te convient et, si non, voir quels pourraient être les premiers petits pas à faire dans cette direction. Je vois l’autonomie comme une façon de reprendre le pouvoir sur sa vie, de ne pas se laisser dicter sa conduite par autrui ou par un modèle de société. Pour cela, la connaissance de soi et de ses besoins est la base avant de pouvoir passer à l’action. Apprendre, chacun à son rythme, par des livres, des cours, des ateliers afin de rester dans l’échange humain. C’est un long cheminement, qui se fait pas à pas, avec patience et persévérance, menant vers la responsabilité de notre vie.

De mon côté, j’apprends à reconnaître les plantes sauvages et à découvrir leurs usages pour pouvoir fabriquer des remèdes et des recettes par mes propres moyens. – D’ailleurs, cet automne, je reprends les sorties en binôme en sud Ardèche pour t’emmener à la découverte du bain de forêt, des plantes sauvages locales et de leurs usages.– Je teste des recettes zéro-déchet qui, bien que nécessitant des ingrédients que j’achète, limitent ma dépendance à un tas de produits différents : le mode de vie zéro-déchet et minimaliste amène à s’entourer d’objets et de produits multifonctions.

Découverte des plantes sauvages

Si l’envie de développer ton autonomie t’appelle, je t’invite à m’écrire pour en discuter ensemble. Je suis sûre qu’on trouvera des pistes faciles pour initier ce changement.

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Aller à l’essentiel

Parce que souvent “moins mais mieux” est plus efficace que l’opulence, je développe dans cet article le concept d’aller à l’essentiel, une notion qui me semble fondamentale pour cultiver un mieux-être et reprendre le pouvoir dans les différentes sphères de sa vie.

Définition

Ce concept d’aller à l’essentiel est généralement utilisé pour décrire la synthétisation d’un texte, le fait de ne garder que les idées fortes, sans s’encombrer des détails. L’idée est de rentrer directement dans le vif du sujet. Au-delà d’un simple exercice de style, cette notion peut s’appliquer dans la vie de tous les jours dans un désir de mieux-être que je développerai un peu plus loin. Avant tout, j’aimerais te proposer ma propre définition, sous l’angle du bien-être.

L’essentiel, c’est ce qui est indispensable, le plus important pour soi. Cela diffère donc d’une personne à l’autre, chaque être humain étant unique. Bien sûr, nous avons tous des besoins vitaux communs (manger, boire, dormir, se sentir en sécurité). Ceux-là, évidemment, on n’y touche pas, il est indispensable de les combler : c’est la base de notre vie.

Je rajouterai à cette liste d’éléments essentiels à nos vies les non-négociables. Kézako ? Les non-négociables sont des points (matériels ou immatériels) dont tu as absolument besoin dans ta vie pour te sentir bien. Sans eux, ton équilibre vacille, ton bien-être se fait la malle. Ce sont donc tes essentiels à toi, que tu as définis en fonction de tes besoins (et pas ceux des autres, n’est-ce pas?!). Pour te donner un exemple, dans la liste de mes non-négociables, on retrouve entre autres :

  • Le contact avec la nature. Concrètement, si je devais vivre dans une grande ville, coupée de la nature, je pense que je ne tiendrais pas un mois. Ma santé mentale se détériorerait car je trouve en la nature ma motivation, mon inspiration, du soutien. Sans ça, je me sentirais mal, déconnectée, sans ancrage.
  • Le fait de bouger, de me défouler physiquement. De la même façon, si je perds ma capacité à me défouler, à bouger mon corps pour le plaisir de le mettre en mouvement et extérioriser les éventuelles tensions qui l’habitent, je vais sans aucun doute finir par péter un câble. Mon corps va se tendre faute d’avoir pu évacuer le stress, se ramollir et perdre de son énergie à rester sédentaire. Bouh, rien que de l’imaginer, ça m’angoisse…

J’espère que ces deux exemples, qui me sont personnels, te permettent de mieux cerner la notion de non-négociables : il s’agit d’éléments clés de ta vie qui te soutiennent et t’aident à t’épanouir. Maintenant que c’est plus clair, je t’invite à prendre quelques instants pour réfléchir à ta liste de non-négociables. De quoi tu ne peux pas te passer sans compromettre ton bien-être ?

Les étapes pour aller à l’essentiel

Se poser et se recentrer

Pour moi, aller à l’essentiel est un processus en plusieurs étapes. Il commence par le fait de se poser pour se recentrer: s’arrêter volontairement et se tourner à l’intérieur de soi-même, au plus proche de nos besoins et envies profondes. C’est un exercice d’introspection fort intéressant qui te demande d’aller voir profondément en toi quelles sont tes fondations, tes piliers qui te permettent de tendre vers une vie équilibrée. Cela demande de se détacher du conformisme, des attentes que tu penses percevoir de la part de tes proches ou de la société : bas les masques, ici ne compte que toi !

Ce travail d’introspection, nous l’avons vu juste avant avec la question de tes non-négociables. Cela nécessite de sortir du mode “pilote automatique” pour initier une réflexion sur ce qui compte vraiment pour toi, l’idée étant d’apprendre à te connaître. Cette étape introspective peut prendre un peu de temps : c’est OK, on ne fait pas la course. La découverte de notre être profond est le travail de toute une vie. De plus, la société (par l’éducation reçue, les comportements mis en valeur, etc.) n’encourage pas les individus à apprendre à se connaître, on est plutôt poussé à faire comme tout le monde, à se fondre dans la masse… Avec tout ça, il est normal que des questions très profondes et personnelles puissent prendre du temps à trouver leurs réponses. Je précise qu’il n’y a pas de “bonnes” ni de “mauvaises” réponses : à partir du moment où elles sont justes pour toi, où elles te conviennent, alors ce sont les “bonnes” pour toi, à cet instant. Car ces réponses peuvent aussi être modifiées au fil de la vie: nous évoluons, nous changeons, il n’y a rien de mal à mettre à jour ce qui nous est essentiel régulièrement.

Faire des choix conscients

Une fois que tu es entré.e en contact avec toi-même et que tu as initié cette réflexion sur ce qui est vraiment important pour toi, le moment de faire des choix est arrivé. Ne pars pas en courant ! Par faire des choix, j’entends simplement le fait de mettre au clair tes essentiels et de t’engager envers toi-même pour les honorer. Toute cette réflexion ne sert à rien si, une fois terminée, tu repars dans ton quotidien sans initier le moindre changement. Tu peux par exemple improviser un petit atelier créatif : prends une jolie feuille, quelques feutres, des décorations et inscris tes essentiels sur le papier. Décore la feuille selon tes envies et accroche-là à un endroit où tu la verras souvent. Tu peux aussi la prendre en photo et mettre celle-ci en fond d’écran de ton téléphone, comme un doux rappel de ce qui nourrit ta vie.

L’idée est de t’engager à mettre en place des actions au quotidien pour prendre soin de toi. Tu n’es pas obligé.e de méditer 1h par jour si ça ne t’emballe pas. Vas-y progressivement, en instaurant quelques actions par-ci par-là : si tu vois que ça fonctionne, que ce temps-là te fait du bien, tu pourras l’augmenter au fur et à mesure.

Se dépouiller

Après avoir identifié tes essentiels, il se peut qu’une sensation d’encombrement soit présente. Oui, tu as repéré ce qui est important pour toi, mais concrètement, tu ne vois pas comment leur faire une place dans ta vie. Effectivement, la vie a horreur du vide et il est rare que nos espaces mentaux et physiques soient inoccupés. Vient le moment de faire un peu de tri pour libérer de l’espace ! Cette opération peut se réaliser aussi bien pour le matériel (les objets qui remplissent ton lieu de vie, ton bureau) que pour l’immatériel (ce qui occupe ton temps, ton esprit).

Je t’invite donc à faire un petit bilan de ce qui remplit ta vie. Tu peux t’octroyer plusieurs créneaux (car ça risque de prendre un peu de temps) où tu vas passer en revue ce qui compose ton habitation et te questionner sur l’utilité des objets : est-ce que je m’en sers? Est-ce que cet objet me procure des émotions positives ? Pareil pour ce qui occupe ton temps. Tu peux commencer par lister sur 2 ou 3 journées tout ce que tu fais, puis classifier tes actions : indispensable/obligatoire, fait par habitude, fait pour moi avec joie. Je te donne un exemple fictif et non exhaustif :

  • Indispensable/obligatoire : dormir, boire et manger, aller aux WC, aller au travail (quoique ça puisse se discuter), s’habiller, etc.
  • Fait par habitude : scroller sur les réseaux sociaux pendant que je bois mon café le matin, se maquiller pour sortir, dire bonjour à la concierge, câliner mon chien au réveil, etc.
  • Fait pour moi avec joie : une séance de sport, sortir se balader, manger un carré de chocolat en dessert, etc.

A toi ensuite de voir ce que tu gardes, ce qui tu enlèves et ce que tu rajoutes pour être le plus en accord possible avec tes essentiels. A toi de jouer !

L’intérêt d’aller à l’essentiel

Dans une société de surconsommation, il peut être déroutant de vouloir s’alléger l’esprit, désencombrer son espace de vie. Nous avons appris à acheter pour combler nos envies, pour ne pas avoir à regarder à l’intérieur de nous ce qu’il se passe vraiment. Qui n’a jamais craqué en achetant sur internet lors d’un petit coup de déprime passager ? C’est humain après tout, l’idée n’est pas de juger, simplement de chercher ce qui nous fait le plus de bien.

En cherchant à aller à l’essentiel, comme tu l’as vu avec les différentes étapes, on s’engage dans un processus de recentrage et de connaissance de soi, puis de tri et de dépouillement. En règle générale, nos vies sont remplies, parfois trop remplies. On court après le temps, on a du mal à s’octroyer du temps pour faire ce qui nous tient réellement à cœur.

Aller à l’essentiel permet d’ôter les choses présentes dans nos vies mais qui n’ont pas/peu d’intérêt pour nous (et qu’on continuait à faire par habitude, pour faire plaisir, pour faire comme tout le monde, etc.) de façon à faire de la place. On ouvre ainsi le champ des possibles. Libérer de l’espace permet de laisser la place à de nouvelles expériences/opportunités, à des activités qui nous nourrissent profondément, ou encore à l’ennui*.

Le mot de la fin

Au final, aller à l’essentiel permet d’alléger sa charge mentale, de gagner en sérénité, en légèreté pour cultiver un mieux-être au quotidien. Il n’y a pas de méthode unique, chacun est libre de procéder comme il le sent pour s’essayer à l’essentiel.

J’ai eu envie d’aborder ce thème car il est un point commun entre mes différentes pratiques :

  • Avec le bien-être par la nature, l’essentiel se trouve dans la nature, où il n’y a pas de superflu. Le contact avec la nature permet de se dépouiller, d’enlever les masques pour être pleinement soi-même. C’est d’ailleurs ce que j’adore dans le bain de forêt : c’est une pratique simple, sans besoin de matériel, accessible à tous, et qui permet d’aller à l’essentiel, qui entraîne à aller dans l’être.
  • Avec le zéro-déchet, on enlève le superflu, à savoir les emballages, on revient à des produits bruts, non transformés, à une alimentation plus saine. L’achat en vrac permet d’obtenir la juste quantité, celle dont on a seulement besoin.
  • Avec le minimalisme, on s’exerce au dépouillement, à ôter le superflu là encore. L’idée est de vivre mieux avec moins, en visant la qualité plutôt que la quantité. L’heure de faire le tri à sonner, autant dans les objets du quotidien que dans les activités et ce qui peut encombrer notre esprit.

Ce rassemblement de mes activités autour de la notion d’essentiel m’inspire un programme, dans l’idée de mettre plus de simplicité, de légèreté dans nos vies, toujours par le lien avec la nature. Et si la solution était de ralentir et de faire de l’espace plutôt que de courir après une énième solution miracle ? Je te laisse sur cette réflexion ! Si tu souhaites être au courant des prochaines nouveautés, rejoins-moi sur Instagram.

*Souvent connoté négativement et évité à tout prix, l’ennui est pourtant intéressant à petites doses. Il permet de développer l’imaginaire, la créativité, la connaissance de soi. Il conduit aussi à libérer l’esprit et à prendre du recul. Je crois que ce sujet pourrait faire l’objet d’un article à part entière : qu’en dis-tu ?

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Adopter un mode de vie plus respectueux de la Nature

Le printemps bat son plein, la vie dans la nature se révèle au grand jour, puissante et variée : la pousse des feuilles que je vois grandir chaque jour, la panoplie d’insectes et d’oiseaux dont les sons bercent l’atmosphère. Je ne sais pas toi, mais moi, cette explosion de vie me donne encore plus envie de protéger ces richesses. Voir la nature repartir à chaque printemps, en partant de peu, pour atteindre une telle abondance en été, je trouve ça bluffant ! Et moi petite humaine, au milieu de tout ça, qu’est-ce que je peux faire à mon échelle pour contribuer à la préservation de ce monde ? C’est le sujet de ce mois-ci sur le blog. Petit rappel : les propos énoncés ici sont ma vision des choses, ma vérité. Il se peut que tu ne sois pas d’accord et c’est ok, le dialogue est ouvert.


Je ne vais pas te bassiner avec tous les préceptes qu’on entend déjà partout : fermer l’eau du robinet quand on se brosse les dents, éteindre la lumière quand on sort de la pièce, ne pas surchauffer sa maison, etc. Ça, je pense que tu les as assez entendus. Non, j’ai envie de te partager mon expérience, ce que j’ai mis en place dans ma vie pour faire ma part de colibri*. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres et il est loin d’être parfait, mais j’ai au moins la satisfaction de faire des petites actions dans le sens qui me semble être le plus juste et en accord avec mes valeurs (et ça, c’est super important !).

Le minimalisme

Vivre avec moins mais vivre mieux, privilégier la qualité à la quantité, voilà comment se définit la philosophie du minimalisme. Ce mouvement revient à se simplifier la vie en se débarrassant du superflu et en ne gardant que l’essentiel, indispensable à notre vie quotidienne. Devenir minimaliste c’est adopter un nouveau mode de vie, et cela commence par se questionner sur notre façon de vivre et de consommer. Puis s’ensuivent les phases de tri, de rangement et d’organisation de sa maison, de son temps, de ses relations.

Être ou avoir ? Vivre pour travailler ou travailler pour vivre ?

Voici quelques questions fondamentales qui émergent quand on entame cette réflexion

vers ce mode de vie et de consommation. 


Les indispensables non utiles !

Je ne suis pas née minimaliste, loin de là : j’étais du genre à avoir un tas de vêtements, dont je ne me servais que de la moitié, à garder des tas de trucs en souvenir ou « au cas où » ça pourrait servir. Tu vois le genre ? Alors comment j’en suis arrivée à m’alléger d’un maximum d’affaires et à vivre en tiny house (tu sais, ces mini-maisons en bois sur remorque) ? Justement grâce au projet de tiny house ! Le coup de cœur pour ce concept, le test sur un week-end de la vie en tiny, beaucoup de réflexions, nous ont amené mon chéri et moi à choisir ce style de vie. Tout me plaisait dans ce concept : ne garder que l’essentiel, vivre dans un habitat respectueux de l’environnement, pouvoir déplacer ma maison si besoin, être au contact de la nature… Avec environ 12m² de surface au sol, autant te dire qu’il a fallu faire un grand tri dans nos affaires. Livres, vêtements, vaisselle, produits cosmétiques, souvenirs divers : tous les types de biens ont été questionnés pour savoir s’ils avaient une réelle utilité. Attention, je précise que j’ai quand même gardé des choses inutiles mais chères à mon cœur, l’idée n’étant pas de se séparer de tout ce qui n’a pas une utilité affirmée : on reste des humains avec un attachement à certains objets. Néanmoins, quand tu n’as pas utilisé un objet au bout de 3 mois, il est fort probable que tu ne t’en serve pas du tout (avec une nuance pour les habits qui sont saisonniers, on est d’accord).

Comme on a l’habitude de faire le ménage de sa maison avec l’arrivée du printemps, faire un tri régulièrement dans ses affaires permet de s’alléger, de se détacher de choses anciennes qui ne nous servent plus ou ne nous mettent plus en joie. Essaie, tu verras qu’après un bon tri, tu auras une saine sensation d’espace, de légèreté : ça revient à faire de la place pour de nouvelles choses dans ta vie.

Une fois ce tri fait se pose la question du devenir de toutes ces affaires dont tu ne veux plus. Je t’arrête tout de suite, pas question de tout mettre en vrac à la poubelle (retourne lire le titre de l’article stp). Certains objets sont peut-être abîmés : est-il possible de les réparer ? Est-ce qu’ils ne pourraient pas servir à autre chose ? Un drap troué ou tâché peut devenir un chiffon, des chaussettes trouées peuvent servir à réaliser une tawashi (tu sais, ces éponges zéro-déchet). Bref, en grande majorité, les choses ne se perdent pas, elles se réutilisent. Ce qui est en bon état peut bien sûr être vendu, donné, troqué ou laissé en recyclerie pour le bonheur d’autres personnes. Les livres peuvent finir dans la boîte à livres de ta commune. Je t’en prie, avant de jeter, explore les autres pistes possibles.

Si la philosophie du minimalisme t’intéresse, tu peux poursuivre en allant lire cet article.

Le zéro-déchet

Le zéro-déchet rejoint le minimalisme, dans le sens où il vient questionner notre mode de vie et de consommation.  

La démarche zéro déchet, c’est un ensemble de pratiques que l’on peut mettre en place pour réduire les déchets (emballages, plastiques, produits à usage unique…) et le gaspillage (des objets, des ressources, alimentaire…). C’est un véritable engagement en faveur de l’environnement, une nouvelle vision de la société, notamment celle de consommation. Je précise qu’atteindre strictement le zéro-déchet est quasi impossible, même les références dans ce domaine comme Béa Johnson ou la famille zéro-déchet ne l’atteignent pas. Cependant, entre un style de vie moderne très lié à la (sur)consommation et le zéro-déchet, on a une belle marge de manœuvre pour mettre en place quelques actions. Pour commencer, tu peux visiter le site référence Zéro Waste France, une mine d’or d’informations sur le sujet !

La farandole de bocaux dans le placard

De mon côté, c’est une amie qui m’a converti au zéro-déchet il y a environ 5 ans. Nos discussions sur le sujet et l’observation de ses pratiques alternatives m’ont donné envie d’essayer. Ça avait l’air rigolo de faire ses courses en vrac, d’avoir plein de petits contenants tous mignons ! Alors d’après toi, par quoi j’ai commencé ?

Mes premières acquisitions pour aller vers ce mode de vie ont été des sacs en tissu pour l’achat de fruits, légumes et produits en vrac, ainsi que des serviettes hygiéniques lavables en tissu. Je me souviens encore de l’émotion ressentie quand je les ai reçus : une sorte de joie, de fierté d’avoir agi en accord avec mes valeurs, comme si cela ouvrait la voie vers autre chose. Ce qui a été le cas en fin de compte.

Car ce premier pas a été le début d’une aventure qui continue encore aujourd’hui et que je ne regrette absolument pas. Il y a parfois des moments de rechute, je me rends compte qu’à certaines périodes on génère davantage de déchets, tout simplement parce qu’on a fait moins attention. Et ça arrive, ce n’est pas grave. Ça arrive d’avoir la flemme de s’arrêter à la fromagerie pour prendre ses fromages et son beurre en vrac et qu’à la place on prenne le tout au supermarché (ceci est un exemple parmi tant d’autres). L’idée n’est pas de se flageller, simplement d’en prendre conscience, de voir quelles alternatives il peut y avoir et décider d’en appliquer une quand ce sera le bon moment pour nous.

Le zéro-déchet demande une petite phase d’adaptation (penser à prendre ses sacs en tissu et autres contenants pour faire ses courses, privilégier certains commerces plutôt que d’autres). Mais une fois que l’habitude est prise, tout roule et il n’y a pas de charge mentale supplémentaire.

Il est vrai que démarrer dans le zéro-déchet nécessite de s’équiper un minimum : certaines choses sont abordables (des sacs en tissu créés à partir de chutes de tissu, des bocaux en verre récupérés de tes achats en supermarché => conserves, compotes), d’autres sont un vrai investissement (culottes menstruelles, serviettes hygiéniques). Mais ce qu’il faut garder en tête, c’est que ces achats vont te durer des années, contrairement à des produits jetables. Finalement, on s’y retrouve.

Savon et shampoing solides
Atelier zéro-déchet Multi BEES

Ensuite, si le cœur t’en dit, tu pourras t’amuser à tester des tas de recettes do it yourself pour fabriquer tes propres shampoings, produits cosmétiques ou produits ménagers. C’est justement ce que je propose dans mes ateliers Multi Bees : une expérience d’1h30 pour réaliser ensemble des produits sains pour toi et la planète. Je t’informe sur les produits utilisés, leurs intérêts, tu repars avec tes créations et la recette pour la reproduire chez toi au quotidien. Pour l’instant, je n’ai pas de créneaux fixes alors si ça t’intéresse, contacte-moi directement !

En conclusion

Pour terminer, je dirais que les modes de vie que je t’ai présentés nécessitent une réelle réflexion : on s’y lance rarement tête baissée du jour au lendemain, car ils impliquent pas mal de changements dans les différentes sphères de la vie. Ils arrivent souvent comme des voies alternatives pour s’engager en faveur de la préservation de la planète, d’un changement de société.

Comme ils sont engagés, ils me paraissent souvent stigmatisés et je trouve ça bien dommage. Ceux qui souhaitent que rien ne change dans notre monde s’en donnent à cœur joie pour décrédibiliser des actions pleines de bon sens. Je pense que la meilleure façon serait que chacun puisse se faire son propre avis sur le sujet en expérimentant ces modes de vie par lui-même. C’est justement dans ce sens que j’ai ouvert une maison d’accueil en sud Ardèche, disponible à la location pour les particuliers et les organisateurs de séjours bien-être. Mon envie est double :

  • Permettre aux personnes curieuses et intéressées de venir voir et tester ce qu’impliquent réellement ces modes de vie. Cela leur laisse l’opportunité de les essayer le temps de leur séjour afin qu’elles se fassent un avis objectif sur la question. L’objectif n’est pas de convertir, simplement de faire expérimenter.
  • Ouvrir la maison et son terrain à des personnes en recherche d’une pause bien-être et nature. Je pense que je consacrerai un article entier sur ce projet de maison d’accueil tellement j’ai à en dire.

J’espère que cet article t’a appris des choses. Je suis toujours à l’écoute de tes retours en commentaires : connaissais-tu le minimalisme, le zéro-déchet ? Qu’est-ce que cela t’évoque ? Viens en discuter avec moi !


* La légende du colibri est une légende amérindienne. Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. » La morale de cette légende : plutôt que de ne rien faire face aux problèmes environnementaux, sociaux ou économiques actuels parce que l’on se sent impuissant ou que l’on pense que la solution doit venir des autres, on peut agir avec ses compétences, à son échelle… Et même si pris isolément nos actes semblent dérisoires, c’est grâce à la somme des colibris que les choses changent. Cette légende peut aussi se rapprocher de cette citation de Gandhi : Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde.

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Le bien-être : phénomène de mode ou philosophie de vie ?

Tu l’auras sans doute remarqué, les espaces et les outils dédiés au bien-être de la population ne cessent de se développer. Alors que d’autres secteurs, comme les loisirs et le tourisme, ont été fortement impactés par la crise économique, le bien-être se porte à merveille. Phénomène de mode ou réel besoin sociétal d’un retour à soi ? Je te propose dans cet article d’aller creuser un peu cette problématique et je te livre mon point de vue.

Un marché en plein essor et un retour au soin de soi

D’après les chiffres, la recherche du bien-être dans nos sociétés modernes ne serait pas une simple mode, mais une tendance lourde qui s’inscrirait de manière profonde dans nos habitudes sociales. L’augmentation du stress, de la pression induite par des rythmes de travail effrénés et une vie familiale prenante, poussent les français à rechercher des échappatoires et à prendre davantage soin d’eux. Le développement constant et la croissance continue de ce marché depuis ces 20 dernières années en seraient la preuve. D’autant plus que ce phénomène se poursuit aujourd’hui, malgré un contexte économique compliqué et incertain.

Le fait est que « l’accès au bien-être est désormais une condition sine qua non pour être heureux » selon un sondage Ipsos. Au point qu’un français sur deux (45 %) affirme avoir entrepris au moins une action destinée à accroître son niveau de bien-être corporel dans les 6 derniers mois et qu’un français sur trois (36%) déclare consulter régulièrement des articles ou des livres traitant du bien-être. La recherche d’une santé et d’une jeunesse préservée est la principale motivation des consommateurs du marché du bien-être. Les français cherchent à se maintenir en bonne santé et à être en forme.

Et pour cela, le bien-être est la meilleure des préventions par l’intermédiaire de l’hygiène de vie générale, de la diététique, du sport, du recours aux médecines douces et préventives ou encore aux massages. Le but : réduire de façon notable notre niveau de stress, reconnu par l’Organisation Mondiale de la Santé comme le fléau du monde occidental, différentes études ayant montré les conséquences du stress sur la santé : augmentation des risques cardio- vasculaires, cancer, diabète…

Ce qu’il y a de positif et de novateur dans le secteur du bien-être, c’est qu’il concerne toutes les générations et tous les domaines. En effet, la grande majorité de la population est indéniablement intéressée par le fait de vivre mieux. Dans le futur, cette tendance devrait se développer toujours davantage et prendre encore plus la forme d’applications mobiles, qui existent déjà aujourd’hui, et de solutions 100% en ligne. Les tendances du futur seront par conséquent très axées sur le bien-être directement à domicile, pour cadrer avec les nouveaux modes de vie des gens, toujours plus pressés et désireux de découvrir de nouvelles méthodes pour se sentir bien.

Si je résume, les Français souhaitent aujourd’hui trouver un équilibre de vie et prendre soin d’eux : ils cherchent à manger mieux, vivre mieux, aimer mieux, travailler mieux… Je me réjouis de ce point : prendre soin de soi me paraît être l’élément fondamental de toute vie et ce changement de comportement m’apparaît comme prometteur pour l’avenir de l’humanité. Cependant, quelque chose me chiffonne dans tout ça…

feuillage détente

Le bien-être comme solution aux maux de la société ?

Notre rythme de vie moderne me semble être la cause de bien des maux. Le rythme de vie inculqué par la société, celui qui nous régit depuis des années, semble atteindre ses limites. Une majorité de personnes se dit stressée, fatiguée, de mauvaise humeur, pressée… Ces conditions de vie sont la cause de l’engouement vers le secteur du bien-être. Les personnes cherchent des échappatoires, des solutions pour se sentir mieux et oublier leurs tracas quotidiens.

Mon impression est qu’ici, le bien-être semble venir comme une roue de secours, une solution à court terme pour prévenir les dangers de ce mode de vie moderne. Ce schéma ne me semble pas viable car il ne résout pas le souci à sa source : notre mode/rythme de vie. De plus, il laisse de côté toutes les personnes qui, faute de moyens financiers, n’ont pas accès à ces solutions de bien-être.

Le bien-être est un levier certes. Mais son impact peut être décuplé et changer littéralement des vies selon comment on va s’en servir.

Je me réjouis de voir des disciplines issues de savoirs ancestraux comme l’herboristerie, la naturopathie, la sophrologie, la médecine chinoise ou ayurvédique, la sylvothérapie, revenir au goût du jour. Mais je tiens tout de même à préciser que ce ne sont pas de “nouveaux métiers” mais des disciplines qui ont été plus ou moins volontairement écartées et oubliées pour faire la part belle aux grosses industries (pharmaceutiques, chimiques, etc.).

Je sais, tu te dis : oula ! Qu’est-ce qui lui arrive? Elle montre les dents, on n’a pas l’habitude… C’est vrai que je t’ai peut-être un peu caché mon côté réactionnaire, qui n’est pas simple à affirmer. Mais je pense que, si je veux vraiment que le monde change, il est temps d’oser exprimer mon opinion (qui n’engage que moi et ma vérité) : si ça peut permettre d’ouvrir le débat et de faire avancer la réflexion, ça vaut le coup d’essayer.

Pour moi, le bien-être ne se résume pas à des outils ou à des activités : c’est une philosophie de vie. Un cheminement sur lequel on choisit de s’engager pour soi, et qui par rayonnement bénéficie aux autres, car on sait que pour pouvoir mener une vie qui nous correspond, la première des choses à faire est de prendre soin de nous. C’est ici que l’on rejoint le développement personnel, intimement lié à cette quête de bien-être. Apprendre à se connaître, se défaire des croyances et des conditionnements accumulés depuis l’enfance, expérimenter pour trouver ce qui nous convient, affirmer notre unicité : le programme de toute une vie !

Ok et donc, comment on fait ?

Je viens de parler d’unicité, c’est justement pour ça qu’il n’y a pas de recette toute faite : ce qui a fonctionné pour moi ne marchera peut-être pas pour toi et inversement. L’expérimentation et la connaissance de soi sont la base d’un bien-être durable. Et pour ce faire, il va t’être nécessaire de t’accorder du temps pour toi. Non, je ne parle pas des moments où tu traînes sur les réseaux sociaux ni de ceux passés en terrasse à boire des verres. Je te parle de vrais temps de qualité, où tu n’es disponible pour personne d’autre que pour toi-même et sans distraction à porter de main.

C’est en acceptant de ralentir que tu vas faire des découvertes fabuleuses, te reconnecter à ton corps, à tes sens et que tu pourras ainsi ressentir de la joie, de la légèreté et de la sérénité au quotidien. C’est en allant à ta rencontre que tu vas peu à peu apprendre à gérer tes émotions et tes pensées, te délestant d’un fardeau considérable. Tu gagneras ainsi en clarté, découvrant ce que tu veux et ne veux pas pour ta vie.

Dans ma pratique, la nature est une précieuse alliée que je sollicite autant pour mes moments d’introspection que dans mes phases d’expérimentation, en mode aventure. La nature reflète nos états intérieurs : comme un miroir, elle nous renvoie l’image de qui nous sommes. Elle nous envoie des messages, nous accueille de façon inconditionnelle, nous apaise. Par tous ces aspects, elle constitue un soutien incroyable. C’est parce que je suis convaincue, après l’avoir expérimenté sur moi-même, que la nature est un levier puissant vers la connaissance de soi et le bien-être général que j’ai créé Chrysalide.

Si mon approche te parle et que tu souhaites approfondir le sujet, viens m’en parler par mail, message privé sur Instagram ou réserve directement ton appel découverte. Peut-être que ce que je propose peut répondre à tes besoins. Chrysalide est un programme de groupe sur 3 mois pour t’accompagner dans ton approche de la nature dans l’objectif de poser les bases d’un bien-être durable, simple et efficace.

Dans tous les cas, à la suite de cette lecture, j’espère que tu auras compris l’importance de cultiver un bien-être durable, profond et personnalisé. Tu es la personne la plus importante de ta vie, prends soin de toi !


Sources :

  • https://www.etudes-et-analyses.com/blog/decryptage-economique/etude-marche-etre-france-12-02-2020.html
  • https://temana.fr/marche-bien-etre-secteur-plein-essor/
  • https://www.arnika-formation.com/marche-bien-etre
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Les bienfaits de la forêt

La forêt, et la nature au sens large, ont de multiples vertus dont nous pouvons bénéficier simplement en passant du temps à leur proximité. C’est toute une hygiène de vie, un bon sens basé sur le lien étroit qui réunit au même niveau tous les composants du Vivant : humains, végétaux, animaux, minéraux, énergies… A l’occasion de la journée internationale des forêts le 21 mars, je te propose un focus sur ce que la forêt peut t’apporter pour ta santé et ton bien-être.


La nature est indispensable à notre survie. Elle assure, par une diversité de mécanismes écologiques et écosystémiques, les conditions de notre survie sur Terre. Cependant, au fil de notre évolution sociétale et culturelle s’est posée la question de l’altérité et de la position de l’être humain au sein de la nature. Historiquement, les humains se sont regroupés et ont progressivement organisé le contrôle de leur environnement : la sédentarisation et l’apparition de l’agriculture ont changé le rapport humains/nature, le premier prenant peu à peu la domination sur la seconde. De même, les religions ont participé à la rupture de ce lien inné, notamment pendant l’Inquisition avec la chasse aux sorcières, ces personnes qui étaient simplement au contact de l’invisible de la nature et de ses énergies. Désormais, plus de la moitié de la population mondiale vit dans un espace urbanisé et plus des ¾ des français habitent en ville. C’est pourquoi il me semble important de rappeler les nombreux bienfaits que procure le contact avec la nature.

Les bienfaits de la forêt

Lors d’une balade dans les bois, tu t’accordes une séance de régénération complète, un vrai bonus santé. Les mouvements effectués en forêt lors d’une balade activent le système nerveux parasympathique. Il s’agit de la partie du système nerveux autonome qui régule le rythme cardiaque, la respiration et la digestion. Se balader dans les bois constitue donc une activité stimulant le métabolisme et activant l’ensemble du système de récupération – choses qu’une ville, malgré toutes les attractions qu’elle a à offrir, ne peut pourvoir. Une balade en forêt active la récupération physique et mentale et stimule le système immunitaire.

Pour les Japonais, le bain de forêt fait partie intégrante des concepts thérapeutiques, tant pour les souffrances mentales que pour les troubles cardiovasculaires et respiratoires. Ce pays, tout comme le Canada, la Nouvelle-Zélande et d’autres, pratiquent la prescription verte : les médecins peuvent recommander à leurs patients la pratique de la sylvothérapie afin d’améliorer leur état. La prescription verte vient agir sur le style de vie du patient, dans un but de prévention. Au Canada, le programme de prescription de la nature permet aux médecins de prescrire des cartes d’entrée Découverte dans les parcs nationaux à leurs patients qui souffrent de dépression ou de troubles anxieux.

Un air purifié

Pour produire leur énergie, les végétaux utilisent la photosynthèse. Contrairement à la respiration, lors de ce processus, ils absorbent du gaz carbonique (Co2) et libèrent de l’oxygène (O2). Ainsi une promenade en forêt apporte un grand bol d’oxygène. L’air de la forêt est un baume pour les voies respiratoires car, plus on s’éloigne de la ville et on s’enfonce dans la forêt, plus l’air est pur. La charge en poussières fines est plus faible, tandis que la teneur en oxygène est plus élevée.[1] L’air étant meilleur dans la forêt, il améliore l’élasticité des vaisseaux sanguins, ainsi que la capacité pulmonaire. En outre, la pression artérielle et le rythme cardiaque diminuent.[2]

Et ce n’est pas tout ! Les réseaux de champignons contenus dans le sol (mycéliums) sont des grands dépollueurs, ils absorbent quantité de métaux lourds et de radioactivité. C’est la raison pour laquelle il est conseillé de ne pas abuser des champignons. De plus, la forêt filtre les particules fines. Des études ont montré que le taux de microbes diminue drastiquement en forêt, où il est par exemple 10 000 fois moins élevé que sur les grands boulevards de Paris !

L’essence des arbres

Les terpènes sont des molécules produites par de nombreuses plantes, en particulier les conifères. Les terpènes ont des propriétés odoriférantes chez les végétaux. Ils leur servent de défense contre les insectes prédateurs ou à les attirer pour leur pollinisation. Ce sont les molécules les plus répandues dans les huiles essentielles. La concentration de terpènes est plus élevée en été. Une balade en forêt, tout comme le fait de respirer certaines huiles essentielles, a donc des effets préventifs et curatifs. De plus, l’exercice en plein air constitue toujours une bonne mesure pour renforcer son système immunitaire. En ce qui concerne les balades dans les bois, l’effet en est doublé : des recherches ont démontré que l’air de la forêt peut augmenter de façon remarquable le nombre de cellules immunitaires actives.[3]

Prenons l’exemple du pin, dont l’essence est composée d’alphapinène et de limonène, deux molécules aux nombreux bienfaits pour la santé :

  • Décongestionnant et expectorant : en agissant sur les glandes à mucine, ces molécules diminuent la production de mucus et désencombrent les sinus.
  • Tonifiant général et en particulier des parois veineuses : amélioration de la circulation sanguine et lymphatique, diminution de l’inflammation des poumons et des voies respiratoires.
  • Anti-infectieux, antiseptique et antalgique : idéal en cas de rhume, sinusite chronique, etc.
  • Antistress grâce à son effet sur les glandes surrénales responsables de la libération du cortisol, considéré comme l’hormone du stress.

Un lien inné bénéfique

La forêt est notre environnement naturel historique : y passer du temps peut réactiver de très anciennes mémoires et nous faire du bien. C’est en effet ce que soutiennent des chercheurs japonais qui ont démontré que des marches en forêt régulières, comparées à des marches en villes équivalentes, permettent une diminution du taux de cortisol – l’ hormone du stress – et une augmentation du taux de sérotonine – l’hormone du bonheur. Il a aussi été démontré que les patients hospitalisés avec une vue sur la forêt guérissent plus vite que les patients privés de ce privilège.

Plus de concentration

La vie urbaine quotidienne est composée de nombreux et brefs stimuli. Soit on doit se concentrer sur quelque chose de spécifique, soit le stimulus se manifeste par des couleurs vives, des lumières, des sons, etc. Dans la forêt, nos sens perçoivent la structure complexe de la nature. D’après la théorie de la restauration de l’attention (« Attention Restauration Theory ») – selon laquelle notre concentration serait accrue après que l’on ait passé du temps dans la nature -, le cerveau aurait même la possibilité de se détendre lors d’une telle balade. La détente acquise lors de balades en forêt conduirait à disposer d’une meilleure concentration.[4]  Des chercheurs scandinaves ont découvert que même le visionnage de vidéos de forêts réduisait le taux de procrastination chez les étudiants. [5] Ce qu’on peut en retenir : le temps passé en forêt lors d’une balade est bon pour la santé et rend plus productif.

Moins de stress

Les hormones du stress sont bénéfiques dans certaines circonstances car elles nous maintiennent en vie : en cas de danger, pour faire face à un coup de pression. Cependant, un taux de cortisol élevé est mauvais pour la santé sur le long terme. Des chercheurs ont découvert que les balades en forêt réduisent le taux d’hormones du stress et mettent de bonne humeur.[6] De là naît une production d’endorphines et de l’hormone du bonheur, la sérotonine.

Une harmonie retrouvée

Alors qu’en ville, l’atmosphère est plus agressive, l’harmonie règne dans les bois. Les sons coexistent, l’air est clair, le ton vert prédomine, favorisant la détente. Concentre-toi sur tout cela quand tu te balades dans les bois. Sens le sol sous tes pieds, l’air sur ta peau et qui traverse tes poumons, observe ton environnement et écoute les sons. Pouvoir se concentrer entièrement sur le moment présent est un luxe bien trop rare, mais que l’on peut cultiver au quotidien. C’est d’ailleurs ce que je te propose dans l’expérience Econnexion.

Une connexion avec la nature, mais aussi avec soi-même. Une balade dans la nature n’est pas seulement un changement en termes d’espace. Comme nulle part ailleurs, la nature offre la possibilité de ralentir et de se sentir faire partie intégrante du paysage.

Profite de ce temps pour être seul.e avec toi-même, ressentir ce qu’il y a en toi et ce qui t’importe. Tu ne dois pas nécessairement trouver des solutions à tes problèmes ni même des réponses à tes questions. Il s’agit bien plus d’utiliser la balade en forêt comme une occasion de faire un bilan émotionnel avec soi-même.

La forêt est aussi un merveilleux exemple de systémique et une opportunité d’éducation à l’écologie… L’écologie de la forêt, la nôtre : de toute manière il s’agit de la même puisque tout est interdépendant. Se promener en forêt nous apprend combien la nature est généreuse mais aussi complexe et fragile. Cette compréhension et l’amour pour cette systémique nous amènent à nous comprendre et nous aimer nous-mêmes, à comprendre que l’on est aucunement dissocié de la nature et ainsi à l’aimer comme nous nous aimons.

Les recommandations

Les professionnels de la santé recommandent au moins deux heures dans la nature par semaine en séances d’un minimum de 20 à 30 minutes, soit le temps nécessaire pour que l’hormone du stress, le cortisol, commence à chuter et que les personnes se sentent plus calmes, heureuses et connectées à leur environnement. Les promenades dans la nature aident aussi à être un peu plus résilient quand on a des difficultés dans la vie parce qu’il y a un pouvoir de restauration mentale que l’on trouve dans la nature.[…]

Les chercheurs ont ensuite avancé la thèse selon laquelle deux jours complets par mois au cours desquels on respire l’air de la forêt ont un effet positif sur le système immunitaire. 

A chacun de tester et de trouver son rythme pour ces échappées bienfaisantes.

En conclusion

Nous avons tous besoin du contact avec la nature. Toutes les technologies du monde ne pourraient remplacer ce lien subtil et ancré en nous qui nous unit à la nature. Voici un récapitulatif des nombreux bénéfices que ce contact nous procure :

  • Meilleure oxygénation avec un air plus pur
  • Renforcement du système immunitaire
  • Stimulation du métabolisme
  • Pause sensorielle
  • Augmentation de la concentration
  • Diminution du stress, de la morosité, des états anxieux et dépressifs,
  • Amélioration de l’humeur,
  • Approfondissement de notre lien avec la Nature.

Si tu souhaites expérimenter cette pratique dans un cadre bienveillant et sécurisé, je t’invite à regarder les dates de mes prochains bains de forêt.

 En plus, à l’occasion de la journée internationale des forêts qui a lieu ce 21 mars, tu peux facilement trouver une activité dans les bois : regarde par ici

Je te souhaite de belles échappées boisées !

Sources :

  • [1] https://www.sdw.de/waldwissen/oekosystem-wald/waldleistungen/index.html (Stand 25.08.2020)
  • [2] Ideno Y, Hayashi K, Abe Y, et al. Blood pressure-lowering effect of Shinrin-yoku (Forest bathing): a systematic review and meta-analysis. BMC Complement Altern Med. 2017;17(1):409. Published 2017 Aug 16. doi:10.1186/s12906-017-1912-z
  • [3] Li Q, Morimoto K, Kobayashi M, et al. A forest bathing trip increases human natural killer activity and expression of anti-cancer proteins in female subjects. J Biol Regul Homeost Agents. 2008;22(1):45-55.
  • [4] Kaplan, Stephen: The restorative benefits of nature: Toward an integrative framework. In: Journal of Environmental Psychology Volume 15, Issue 3, September 1995, Pages 169-182.
  • [5] Bielinis, E.; Simkin, J.; Puttonen, P.; Tyrväinen, L. Effect of Viewing Video Representation of the Urban Environment and Forest Environment on Mood and Level of Procrastination. Int. J. Environ. Res. Public Health 2020, 17, 5109.
  • [6] Morita E, Fukuda S, Nagano J, et al. Psychological effects of forest environments on healthy adults: Shinrin-yoku (forest-air bathing, walking) as a possible method of stress reduction. Public Health. 2007;121(1):54-63. doi:10.1016/j.puhe.2006.05.024
  • https://www.foodspring.fr/magazine/se-balader-en-foret
  • https://clairiereetcanopee.com/2018/02/15/foret-sante-7-bonnes-raisons-de-marcher-foret/

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L’arrivée du printemps : Imbolc et les fêtes païennes

Mais qu’est-ce qu’elle raconte ? Le printemps, c’est le 21 mars ! Et bien en fait, ça dépend des traditions. Tu as déjà peut-être entendu parler de fêtes avec de drôles de noms : Imbolc, Beltane, Samhain, Yule et j’en passe. Ces célébrations païennes rythmaient la vie de nos ancêtres en accord avec la nature. Je t’embarque pour un tour d’horizon de ces fêtes pleines de sens.

Depuis la nuit des temps, l’Homme a observé le ciel, son environnement et il a ritualisé les changements de rythme de la nature par différentes fêtes et célébrations. A l’origine, le calendrier se calquait sur les traditions païennes exclusivement basées sur l’observation de la nature (l’arbre qui se renouvelle, les animaux qui mettent bas, les plantes qui repoussent, la course des étoiles) et sur les rites à effectuer pour rester en harmonie avec les énergies spécifiques des saisons. Au fur et à mesure, notre sens de l’observation s’est perdu, nous nous sommes éloignés de la nature et des rites qui la célébraient. La superposition du calendrier chrétien au calendrier païen a aussi participé à cet éloignement.

Les sabbats

Religion fondée dans les années 1950, la « wicca » trouve ses origines dans les célébrations des peuples celtiques et germaniques. Elle est notamment basée sur l’écoute et le respect de la nature ainsi que sur le culte des divinités qui lui sont associées. Les sabbats, un ensemble de 8 fêtes païennes que je vais te présenter dans cet article, sont issus du wicannisme. L’année wiccanne commence au mois de novembre avec le sabbat majeur Samhain.

Les 8 sabbats sont divisés en 2 catégories :

  • Samhain, Imbolc, Beltane et Lughnasadh constituent les 4 sabbats majeurs, qui célébraient autrefois les étapes importantes de l’année (récoltes, retour du soleil…) et l’apogée des saisons. Ils sont issus des traditions celtes.
  • Yule, Ostara, Litha et Mabon constituent les sabbats mineurs qui correspondent aux solstices (été/hiver) et aux équinoxes (printemps/automne). Ils sont originaires des traditions germaniques et coïncident donc aujourd’hui avec les changements de saisons de notre calendrier actuel.

De même, l’année solaire est divisée en 6 mois de lumière (printemps, été) et 6 mois d’ombre (automne, hiver), dont les moments de bascule sont les équinoxes de printemps et d’automne.

Nous avons donc 4 célébrations de la lumière : Ostara, Beltane, Litha, Lughnasadh, suivies de 4 célébrations de l’ombre : Mabon, Samhain, Yule, Imbolc. Lors de la période lumineuse, la durée du jour est plus importante que la durée de la nuit. Les énergies de la nature sont intenses et tournées vers l’extérieur tout comme nos envies d’activités. Les 6 mois d’ombre de l’année viennent ensuite. Souvent dénigrés au profit des mois lumineux, ils sont tout aussi importants car ils contribuent à l’équilibre de la nature. Celle-ci est cyclique, tout comme nous humains. Après une phase de rayonnement intense, elle a besoin d’une phase de ressourcement. Durant ces mois plus sombres et plus calmes, les énergies de la nature se tournent vers l’intérieur et nous incitent à laisser peu à peu ce dont nous n’avons plus besoin.

Le calendrier de la Nature

Je t’invite donc à (re)découvrir le calendrier de la nature :

Samhain, 31 octobre – 1er novembre

Samhain est une célébration de la mort et un espoir de vie nouvelle. Ce sabbat marque le début de la partie introspective de la roue de l’année. Il représente la fête des morts et le début de l’année solaire dans la tradition wiccanne : Samhain est traditionnellement considéré comme le nouvel an des sorcières. Il marque l’achèvement d’un cycle et le commencement d’un nouveau. Quand les énergies naturelles se calment et que l’obscurité de l’hiver règne, il est temps d’observer, de se reposer et de se préparer pour l’année à venir. C’est un moment propice à la réflexion sur l’année solaire qui vient de s’écouler et celle qui débute. C’est une occasion d’apprendre à se connaître. Que s’est-il passé cette année et que souhaitons-nous pour la nouvelle ?

Yule, autour du 21 décembre – solstice d’hiver

C’est le jour qui comporte la nuit la plus longue de l’année. Il marque, de nos jours, le début de la saison de l’hiver mais également le moment où les jours vont rallonger. Cette date proche de Noël est souvent associée à cette fête : on se rassemble, on mange, on boit et on festoie en l’honneur de la renaissance du Dieu soleil. C’est la célébration du retour de la lumière et de la vie. L’hiver représente un moment d’intériorisation, d’introspection et de régénération. C’est en acceptant ce temps de calme que l’on peut bénéficier d’un renouveau efficace au printemps. L’hiver nous invite à utiliser nos capacités d’adaptabilité et nous apprend à faire preuve de patience et de persévérance.

Imbolc, 1er– 2 février

C’est la fête du feu et de la lumière. Les crêpes de la chandeleur symbolisent à merveille ce sabbat car leur forme ronde représente le disque solaire et son énergie qui va grandissante. Dans le calendrier celte, le printemps est fêté le 1er février, date des fêtes d’Imbolc célébrant la fertilité, la renaissance, le renouveau d’un cycle. A ce moment, la nature commence doucement à changer : les premières germinations sortent du sol, l’énergie vitale monte de la terre vers le ciel, certains bourgeons et certaines fleurs commencent à apparaître, la terre se réveille. On peut donc ressentir un éveil énergétique. Imbolc est le moment idéal pour émettre les vœux réfléchis pendant l’hiver, pour vivifier l’énergie vitale qui nourrit nos projets. C’est aussi la bonne période pour se débarrasser de la négativité accumulée au cours du dernier cycle annuel : place aux rituels de purification ! Le printemps et son effervescence sont la preuve que le renouveau est immuable, à l’extérieur et à l’intérieur de nous. C’est une saison d’espoir car tout est en germe donc tout est possible.

Ostara, autour du 20 mars – équinoxe de printemps

Le sabbat Ostara symbolise le renouveau, l’éveil des énergies, le retour de la vie après l’hiver et la fertilité. Indiquant aussi le début de la saison des semailles, ce jour particulier symbolise surtout l’équilibre parfait entre l’ombre et la lumière, qui petit à petit triomphera. Selon le décompte traditionnel, ce n’est pas le début mais le milieu du printemps. Nous célébrons le printemps, le renouveau dans la nature, des nouveaux projets et le début de la roue des signes astrologiques avec le Bélier. Si tu es sensible aux énergies, il se peut d’ailleurs que ce soit vers cette date que tu aies l’impression que l’année civile en cours démarre réellement.

Beltane, 1er mai

C’est la fête de l’amour et de la fertilité qui symbolise la transition du printemps vers l’été. Dans le cycle des saisons, Beltane représente la victoire de la lumière sur la nuit hivernale. C’est un sabbat de purification et de fertilité, temps de force et de maturité. C’est le moment où la nature est féconde et où les animaux s’accouplent. On peut faire des couronnes de fleurs mais le plus souvent, on offre du muguet pour symboliser le triomphe du printemps sur l’hiver.

Litha, autour du 21 juin – solstice d’été

C’est le jour le plus long et la nuit la plus courte de l’année. Selon la tradition, il s’agit du milieu de l’été, où la nature est à son apogée. C’est le moment idéal pour travailler sur des rituels d’abondance, de guérison, de prospérité, de fertilité et de chance. C’est un temps de joie car paradoxalement, ce sabbat ouvre la saison sombre de l’année car dès le lendemain, les jours vont commencer à diminuer pour nous porter inexorablement vers Yule, son exact opposé. Pour célébrer Litha, on allumait des feux de joie devenus les feux de la Saint-Jean. C’est l’occasion de célébrer dans la conscience le fait que, dans le cycle de l’être, la descente doit inévitablement suivre le pic du soleil.

Lughnasadh, 1er août

Ce sabbat représente la fête des premières récoltes : on y fait des prières pour les récoltes suivantes. C’est le moment de la récolte de tout ce que l’on a semé pendant le cycle. Ce sabbat est célébré au moment de la période du signe du zodiaque Lion, qui amène la force du fruit engendré, la maturité éclatante au soleil. C’est donc également un moment d’affirmation de ce que l’on est, de prendre conscience de notre être. C’est le seul sabbat qui de nos jours n’a plus vraiment de fête qui lui est associée.

Mabon, autour du 21 septembre – équinoxe d’automne

Ce sabbat est le 2e festival des moissons, seconde plus grosse période de récolte de l’année. C’est encore un moment d’abondance, où l’on va chercher équilibre et harmonie pour se préparer à l’hiver. On célèbre l’équinoxe d’automne, lorsque le jour et la nuit ont une durée égale, ainsi que le temps de la dernière moisson. On retrouve aujourd’hui la fête des vendanges. C’est le début de la période sombre et calme de l’année. C’est un moment de rassemblement et d’internalisation où nous pouvons jeter les bases d’une future croissance au printemps.

J’espère que ce petit point sur les célébrations en lien avec la nature t’a plu. Je suis curieuse de savoir si tu avais connaissance de ces fêtes, de leur symbolique. Laisse-moi un commentaire et dis-moi si tu ressens ces changements d’énergies. Merci de m’avoir lu, à très vite !

Sources :

  • Livre de Patrick Guérin, Comment bien se relier aux énergies guérisseuses de la nature
  • Site www.oden.fr
  • Site cainfuse.com

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Le plaisir des sens

Dans ma pratique de bien-être et au travers de mes accompagnements, j’accorde une grande importance aux sens. Ils sont des antennes qui nous permettent de percevoir la vie : sans eux, impossible d’évoluer dans notre environnement sans danger ni avec du plaisir. Dans cet article, je te propose un focus sur l’importance des sens et quelques pistes pour les stimuler.


Les sens, nous avons tous les mêmes, sauf cas de handicap, et pourtant nous avons tous notre propre perception du monde, différente de celle du voisin. N’est-ce pas incroyable ? Sans parler de l’immense variété d’éléments à percevoir. Que ce soit au niveau de la vue, de l’ouïe, du toucher, de l’odorat ou du goût, notre monde regorge de senteurs, de textures, de sons à expérimenter et devant lesquels s’émerveiller (ou pas).

Comme nous sommes tous différents par rapport à nos perceptions, certains auront un sens plus développé que les autres. Et à titre personnel, chacun peut avoir sa hiérarchie des sens, avec son sens fétiche et ceux un peu moins importants. Ceci est déjà une première approche que tu peux faire vis-à-vis de tes sens : y en a-t-il un que tu préfères solliciter ? Si tu devais en perdre un, lequel te « manquerait » le moins/le plus ? Même si on est bien d’accord que la perte d’un sens est grave et traumatisante, rien de drôle là-dedans : c’est simplement un exercice pour te faire prendre conscience de l’importance que tu accordes à tes différents sens.

La perte d’un sens

Comme pour toute chose, c’est quand on la perd qu’on se rend compte de sa valeur. C’est bateau comme phrase n’est-ce pas ? Oui, et pourtant c’est tellement vrai. Je pense ne pas être, comme beaucoup d’autres personnes, assez consciente au quotidien de la chance que j’ai : d’être en bonne santé, de vivre dans un cadre de vie plaisant, d’avoir un corps qui me permet de bouger et de percevoir des tas de sensations agréables. Alors oui c’est cliché, mais ça ne fait pas de mal de le rappeler.

Quand j’ai totalement perdu le goût et l’odorat pendant une semaine avec la visite du dernier virus à la mode, j’ai été un peu étonnée de ce que ça faisais, puis je me suis dit « ce n’est pas grave, c’est l’affaire de quelques jours ». Mais même quelques jours, ce fut looooonnnng ! Moi qui aime tant manger, souvent avec gourmandise, je me suis vu verser des larmes de tristesse et de nostalgie en mangeant de la nourriture perçue sans saveur. Plus rien n’avait de goût, tout était fade, j’aurais pu manger les croquettes du chien ça aurait été pareil ! (pas pour le chien par contre, il aurait fait la tronche).

Bon je sais, ça se relativise : il y a pire que de perdre temporairement un sens, je suis d’accord et je n’écris pas cet article en mode victimisation loin de là. L’idée c’est simplement de mettre de la conscience sur des choses que l’on prend pour acquises et dont on ne se soucie guère au quotidien. Je te laisse imaginer ma joie quand le goût et l’odorat ont recommencé à fonctionner doucement dans mon corps. J’étais focalisée sur mes sensations pour tenter de percevoir chacun des différents goûts et odeurs : une pleine conscience absolue au moment des repas, chose rare dans mon quotidien. Et dans le tien ? A l’heure où j’écris ces lignes, il y a de l’amélioration mais mes sens sont loin d’être complètement revenus : ce n’est pas grave, je profite déjà grandement de leur retour juste avant les fêtes de fin d’année !

Si tu es passé par cette épreuve avec la visite du fameux virus d’actualité, je te conseille un protocole olfactif destiné à stimuler ton odorat. *

Stimuler ses sens, une affaire de conscience

Voici quelques idées d’expériences à réaliser très simplement pour stimuler tes sens. Ces suggestions sont réalisables par tous, du moment que tu acceptes de t’octroyer un peu de temps pour et avec toi-même. Ce n’est tout de même pas un luxe, si ?

Mets-toi une alarme plusieurs fois par jour. Quand elle sonne, tu t’arrêtes dans ton activité, tu te poses et tu fais le point :

  • Qu’est-ce que tu ressens à l’instant ? A l’intérieur de ton corps, des sensations qui peuvent être liées à des émotions, à des douleurs, à la faim… Et à l’extérieur de ton corps, en surface : chaud, froid, contact avec un vêtement, vent sur ta peau…
  • Tu peux faire la même chose avec l’audition : quels sons te parviennent à l’instant ? Tends bien l’oreille pour essayer de percevoir même les plus infimes. Notes si ces sons sont graves, aigus, répétitifs, fugaces, sans chercher à les nommer.
  • Le même exercice est réalisable pour la vue et l’odorat.

Une autre idée peut être de déguster un repas en pleine conscience. Pour cela, les distractions (écran, livre et tout autre activité) sont interdites. Prends bien le temps de mâcher tes aliments, de prêter attention à leur texture, à leur goût et même à leur passage dans ton œsophage ! Un petit conseil pour ne pas manger trop vite : repose tes couverts entre chaque bouchée. Et si tu veux mettre un peu de challenge dans cette expérience, tu peux très bien déguster ce repas à l’aveugle, dans le noir total ou avec les yeux bandés. Il est bien connu que la privation d’un sens exacerbe les autres.

Tu l’auras compris, l’idée est de faire une pause pour mettre de la conscience dans ce que tu vis à l’instant présent.

Tu peux donc réaliser ces exercices régulièrement, et idéalement en variant les endroits où tu trouves. Ce processus d’éveil des sens fait partie intégrante de la pratique du bain de forêt. Il permet de se recentrer dans son corps et dans l’instant présent, en laissant de côté le mental et notre quotidien. C’est ce qui permet de switcher vers un autre état d’esprit, plus ouvert et à l’écoute. Si tu n’as jamais pratiqué cet exercice et si tu souhaites être guidé.e à le réaliser dans la nature, où la variété des perceptions est incroyable, je te suggère de venir participer à un bain de forêt : ça vaut le coup ! Je propose également un atelier sensoriel consacré à l’éveil des sens par le biais de différentes animations ludiques. Il est réalisable en intérieur et en extérieur. Entre amis ou en famille, viens réveiller tes sens et passer un moment convivial et agréable !

Je te souhaite une belle journée, pleine de saveurs et de couleurs !



*Covidanosmie est une application qui te propose un protocole simple à base d’huiles essentielles afin de stimuler ton odorat. L’idée est de prendre un temps pour toi matin et soir et de respirer un à un 4 flacons d’huiles essentielles. Au fur et à mesure de la pratique, tu pourras constater des améliorations. Je te laisse te renseigner par ici.

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A la découverte de la sylvothérapie

forêt Ardèche méridionale

La sylvothérapie, connue aussi sous le terme de « bain de forêt », est une pratique de bien-être émergente dans nos pays occidentaux. Au-delà d’un effet de mode, il s’agit en fait d’une philosophie de vie, d’une certaine relation que l’on entretient avec le Vivant. Zoom sur cette pratique qui gagne à se propager pour sa simplicité et les bienfaits qu’elle apporte.

Définition et origines de la sylvothérapie

La sylvothérapie, du latin silva = la forêt, est une pratique de bien-être qui consiste à bénéficier des bienfaits de la nature, et plus spécifiquement ceux des arbres, pour améliorer nos états physique, psychique et émotionnel. Elle est connue également sous le terme japonais shinrin yoku, qui signifie littéralement « se laisser envelopper par la forêt ».

Châtaigneraie en automne

Cette pratique a pris son essor au Japon dans les années 1980, à l’initiative du ministère en charge de la ressource forestière : l’idée était de valoriser cette ressource fortement présente sur le territoire. Et comme à cette même période, le pays faisait face à une vague de surmenage au sein de la population, allant jusqu’à constater des décès dus au stress, la population a été invitée à aller se promener en forêt. C’est à partir de là que l’intérêt des scientifiques s’est porté sur le rôle de la forêt sur la santé des êtres humains. Constatant en nombre des bienfaits similaires sur les personnes revenant de balades forestières, des études ont été menées pour comprendre par quels moyens les arbres faisaient du bien aux humains. Car oui, la nature, les arbres, sont généreux et nous font du bien. Ce n’est pas moi, défenseuse de l’environnement, qui le dit, mais de nombreuses études scientifiques qui depuis ont démontré les bienfaits du contact avec la nature, et plus particulièrement dans notre cas de la forêt.

Les bienfaits du bain de forêt

Différents facteurs interviennent dans cette médecine forestière. Des facteurs physiques, tels que la température de l’air, l’humidité, la luminosité, la vitesse du vent, le paysage sonore. Des facteurs chimiques comme les phytoncides (composés organiques volatiles dérivés des plantes/arbres) tels que l’alpha-pinène et le limonène qui sont des terpènes. Et encore des facteurs psychologiques qui reflètent l’évaluation subjective de l’environnement forestier comme la lumière/l’obscurité, la détente/la stimulation, le calme/le bruit, le bien/le mal, la tension/la détente, l’uni/le coloré.

Parmi les aspects clés de la médecine forestière, on retrouve :

  • la présence d’eau, chargée en ions négatifs qui soulagent les difficultés respiratoires ;
  • le paysage verdoyant, le vert étant associé à la détente ;
  • les phytoncides ;
  • les microbes présents dans le sol, qui stimulent le système immunitaire et réduisent la dépression ;
  • l’air pur, favorisant une bonne santé respiratoire ;
  • la lumière du soleil, source de vitamine D pour des os sains.

Les principaux bienfaits de la pratique sont les suivants :

  • Diminution du stress, de la morosité, des états anxieux et dépressifs ;
  • Augmentation de la créativité et de l’attention ;
  • Amélioration générale de l’humeur, du sommeil, du système immunitaire ;
  • Reconnexion à son intuition ;
  • Approfondissement de son lien avec la Nature.

Le bonus d’une pratique régulière ? Optimiser les bienfaits ressentis, être conscient.e de sa place d’humain dans le monde et l’intégrer dans sa vie quotidienne, respecter la Terre-Mère.

Alliance des phytoncides et des ions négatifs

Le bain de forêt en pratique

La thérapie par les arbres peut se pratiquer seul.e ou en groupe avec un guide. Cela dépendra de différents critères et de ce que tu recherches. Le tableau ci-dessous présente les avantages et les inconvénients que j’ai décelés pour chacune des deux options.

AvantagesInconvénients
Sortie seul.eLiberté dans l’organisation de la balade.
Permet d’aller à son rythme, de rester plus longtemps aux endroits qui te font particulièrement de bien.
Offre une totale liberté, la possibilité de facilement lâcher-prise, sans le potentiel regard d’autres personnes.
Nécessite une certaine aisance dans la nature, de connaître les risques, les lieux pour éviter de se perdre ou tout autre danger.
Ce sera à toi de trouver les invitations/activités réalisées : quelques recherches en amont seront nécessaires.
Limite en gestion du temps : pas évident de ralentir de soi-même.
Pas d’échange avec d’autres participants.
Sortie guidée en groupeRichesse des échanges entre participants : on peut se nourrir de l’expérience d’autrui + sentiment d’appartenance d’avoir vécu la même expérience.
Permet de se laisser totalement allé.e car on sait que le guide gère la situation : il connaît le lieu, les potentiels risques, il gère le rythme de la balade. Tu n’as rien à penser, tout est délégué pour que ton expérience soit optimale.
Variété des invitations fournies par le guide, nourrie par son expérience, sa connaissance du terrain et les techniques de conception d’un bain de forêt.
Contrainte de date, de lieu, de rythme : le même pour tout le monde.
Dépasser la peur du regard des autres pour pouvoir se laisser aller à l’expérience.
land art
Création d’un land art

Tout au long du parcours guidé, plusieurs pauses sont effectuées pour te proposer des invitations, terme utilisé pour évoquer les activités suggérées pendant la balade. Comme son nom l’indique, l’invitation est une proposition d’activité : libre à chacun de la suivre ou pas, selon ses ressentis et son aisance. L’idée du bain de forêt est d’accompagner les participants dans leur connexion à la nature, l’essentiel étant qu’ils se sentent bien/à l’aise à tout moment. Ainsi, si une invitation les met inconfortables, libres à eux de s’occuper différemment en attendant de passer à la suite.

Si les invitations rythment le parcours, les temps d’échanges sont aussi une part importante de l’expérience. En effet, les moments de partage permettent à chacun, s’il le souhaite, d’évoquer ce qu’il s’est passé pour lui/elle pendant l’invitation précédente, ses ressentis, les émotions présentes, des souvenirs, ou tout autre élément qu’il aurait sur le cœur. La richesse des échanges permet aux participants de se nourrir des expériences des autres, d’élargir leur compréhension de ce que l’expérience de connexion avec la nature peut apporter à chacun.

Une pratique de bien-être mais surtout un mode de vie

Tu en sais à présent un peu plus sur la sylvothérapie. Elle apparaît comme une pratique de bien-être simple, accessible à chacun. Cependant, autrefois, il y a des centaines et des centaines d’années, la sylvothérapie, qui ne portait pas encore ce nom, n’était pas une pratique mais bien une façon de vivre. 

Nos ancêtres étaient bien plus connectés que nous à la Nature et à ses cycles : c’était inné, leur mode de vie était en adéquation avec les lois de la Nature. Au fil de l’évolution de nos modes de vie et de nos sociétés, ce lien, cet art de vivre a été perdu. Les évolutions, les progrès scientifiques, bien qu’ils ne soient pas à dénigrer, nous ont éloigné de cette sagesse ancestrale et de tous ses enseignements. Différents mouvements et disciplines œuvrent aujourd’hui à restaurer et divulguer ses savoirs :

  • Le mouvement 8 Shields, créé il y a une trentaine d’années par Jon Young, met l’accent sur la transmission des routines fondamentales de connexions à la nature. Ces routines s’inspirent des pratiques trouvées dans toutes les cultures des peuples autochtones, basées sur la nature, à travers le monde. La mise en œuvre quotidienne de ces pratiques permet de se reconnecter avec notre rythme écologique primordial tout en réactivant notre relation empathique avec la Terre. Les sites de Permavisions et de Claire Morinière donnent un aperçu du mouvement.
  • Le chamanisme est une tradition ancestrale qui invite à un voyage pour poser un nouveau regard sur le monde et sur soi-même, en se basant sur une connexion avec la nature et notre propre conscience.
  • Les écoles de la forêt et les associations s’y rapportant. Ici, en Ardèche, l’association Mésange & Libellule fait un magnifique travail pour familiariser les enfants à la nature.

Chacun de nous a la possibilité de renouer ce lien avec la nature, en toute simplicité et authenticité : aller se balader en forêt, contempler le parterre de fleurs dans le parc municipal, s’arrêter pour observer l’oiseau qui s’est posé sur une branche, écouter le son de la pluie sur sa voiture…

Pour finir

Voilà un aperçu de ce qu’est la sylvothérapie, dont l’univers est vaste et enchanteur. Si cela t’attire, je t’incite vivement à venir tester une séance découverte de 2 heures car rien ne vaut l’expérimentation ! Enfin, pour commencer à développer ta connexion à la nature, tu peux t’exercer à ouvrir tes sens lors de tes balades : note tes perceptions et tes ressentis et vois comment ta sensibilité évolue au fil de la pratique. Je suis disponible pour en discuter avec toi si tu en ressens le besoin.

Je te souhaite une douce journée, remplie de beauté.