Parce que souvent “moins mais mieux” est plus efficace que l’opulence, je développe dans cet article le concept d’aller à l’essentiel, une notion qui me semble fondamentale pour cultiver un mieux-être et reprendre le pouvoir dans les différentes sphères de sa vie.

Définition

Ce concept d’aller à l’essentiel est généralement utilisé pour décrire la synthétisation d’un texte, le fait de ne garder que les idées fortes, sans s’encombrer des détails. L’idée est de rentrer directement dans le vif du sujet. Au-delà d’un simple exercice de style, cette notion peut s’appliquer dans la vie de tous les jours dans un désir de mieux-être que je développerai un peu plus loin. Avant tout, j’aimerais te proposer ma propre définition, sous l’angle du bien-être.

L’essentiel, c’est ce qui est indispensable, le plus important pour soi. Cela diffère donc d’une personne à l’autre, chaque être humain étant unique. Bien sûr, nous avons tous des besoins vitaux communs (manger, boire, dormir, se sentir en sécurité). Ceux-là, évidemment, on n’y touche pas, il est indispensable de les combler : c’est la base de notre vie.

Je rajouterai à cette liste d’éléments essentiels à nos vies les non-négociables. Kézako ? Les non-négociables sont des points (matériels ou immatériels) dont tu as absolument besoin dans ta vie pour te sentir bien. Sans eux, ton équilibre vacille, ton bien-être se fait la malle. Ce sont donc tes essentiels à toi, que tu as définis en fonction de tes besoins (et pas ceux des autres, n’est-ce pas?!). Pour te donner un exemple, dans la liste de mes non-négociables, on retrouve entre autres :

  • Le contact avec la nature. Concrètement, si je devais vivre dans une grande ville, coupée de la nature, je pense que je ne tiendrais pas un mois. Ma santé mentale se détériorerait car je trouve en la nature ma motivation, mon inspiration, du soutien. Sans ça, je me sentirais mal, déconnectée, sans ancrage.
  • Le fait de bouger, de me défouler physiquement. De la même façon, si je perds ma capacité à me défouler, à bouger mon corps pour le plaisir de le mettre en mouvement et extérioriser les éventuelles tensions qui l’habitent, je vais sans aucun doute finir par péter un câble. Mon corps va se tendre faute d’avoir pu évacuer le stress, se ramollir et perdre de son énergie à rester sédentaire. Bouh, rien que de l’imaginer, ça m’angoisse…

J’espère que ces deux exemples, qui me sont personnels, te permettent de mieux cerner la notion de non-négociables : il s’agit d’éléments clés de ta vie qui te soutiennent et t’aident à t’épanouir. Maintenant que c’est plus clair, je t’invite à prendre quelques instants pour réfléchir à ta liste de non-négociables. De quoi tu ne peux pas te passer sans compromettre ton bien-être ?

Les étapes pour aller à l’essentiel

Se poser et se recentrer

Pour moi, aller à l’essentiel est un processus en plusieurs étapes. Il commence par le fait de se poser pour se recentrer: s’arrêter volontairement et se tourner à l’intérieur de soi-même, au plus proche de nos besoins et envies profondes. C’est un exercice d’introspection fort intéressant qui te demande d’aller voir profondément en toi quelles sont tes fondations, tes piliers qui te permettent de tendre vers une vie équilibrée. Cela demande de se détacher du conformisme, des attentes que tu penses percevoir de la part de tes proches ou de la société : bas les masques, ici ne compte que toi !

Ce travail d’introspection, nous l’avons vu juste avant avec la question de tes non-négociables. Cela nécessite de sortir du mode “pilote automatique” pour initier une réflexion sur ce qui compte vraiment pour toi, l’idée étant d’apprendre à te connaître. Cette étape introspective peut prendre un peu de temps : c’est OK, on ne fait pas la course. La découverte de notre être profond est le travail de toute une vie. De plus, la société (par l’éducation reçue, les comportements mis en valeur, etc.) n’encourage pas les individus à apprendre à se connaître, on est plutôt poussé à faire comme tout le monde, à se fondre dans la masse… Avec tout ça, il est normal que des questions très profondes et personnelles puissent prendre du temps à trouver leurs réponses. Je précise qu’il n’y a pas de “bonnes” ni de “mauvaises” réponses : à partir du moment où elles sont justes pour toi, où elles te conviennent, alors ce sont les “bonnes” pour toi, à cet instant. Car ces réponses peuvent aussi être modifiées au fil de la vie: nous évoluons, nous changeons, il n’y a rien de mal à mettre à jour ce qui nous est essentiel régulièrement.

Faire des choix conscients

Une fois que tu es entré.e en contact avec toi-même et que tu as initié cette réflexion sur ce qui est vraiment important pour toi, le moment de faire des choix est arrivé. Ne pars pas en courant ! Par faire des choix, j’entends simplement le fait de mettre au clair tes essentiels et de t’engager envers toi-même pour les honorer. Toute cette réflexion ne sert à rien si, une fois terminée, tu repars dans ton quotidien sans initier le moindre changement. Tu peux par exemple improviser un petit atelier créatif : prends une jolie feuille, quelques feutres, des décorations et inscris tes essentiels sur le papier. Décore la feuille selon tes envies et accroche-là à un endroit où tu la verras souvent. Tu peux aussi la prendre en photo et mettre celle-ci en fond d’écran de ton téléphone, comme un doux rappel de ce qui nourrit ta vie.

L’idée est de t’engager à mettre en place des actions au quotidien pour prendre soin de toi. Tu n’es pas obligé.e de méditer 1h par jour si ça ne t’emballe pas. Vas-y progressivement, en instaurant quelques actions par-ci par-là : si tu vois que ça fonctionne, que ce temps-là te fait du bien, tu pourras l’augmenter au fur et à mesure.

Se dépouiller

Après avoir identifié tes essentiels, il se peut qu’une sensation d’encombrement soit présente. Oui, tu as repéré ce qui est important pour toi, mais concrètement, tu ne vois pas comment leur faire une place dans ta vie. Effectivement, la vie a horreur du vide et il est rare que nos espaces mentaux et physiques soient inoccupés. Vient le moment de faire un peu de tri pour libérer de l’espace ! Cette opération peut se réaliser aussi bien pour le matériel (les objets qui remplissent ton lieu de vie, ton bureau) que pour l’immatériel (ce qui occupe ton temps, ton esprit).

Je t’invite donc à faire un petit bilan de ce qui remplit ta vie. Tu peux t’octroyer plusieurs créneaux (car ça risque de prendre un peu de temps) où tu vas passer en revue ce qui compose ton habitation et te questionner sur l’utilité des objets : est-ce que je m’en sers? Est-ce que cet objet me procure des émotions positives ? Pareil pour ce qui occupe ton temps. Tu peux commencer par lister sur 2 ou 3 journées tout ce que tu fais, puis classifier tes actions : indispensable/obligatoire, fait par habitude, fait pour moi avec joie. Je te donne un exemple fictif et non exhaustif :

  • Indispensable/obligatoire : dormir, boire et manger, aller aux WC, aller au travail (quoique ça puisse se discuter), s’habiller, etc.
  • Fait par habitude : scroller sur les réseaux sociaux pendant que je bois mon café le matin, se maquiller pour sortir, dire bonjour à la concierge, câliner mon chien au réveil, etc.
  • Fait pour moi avec joie : une séance de sport, sortir se balader, manger un carré de chocolat en dessert, etc.

A toi ensuite de voir ce que tu gardes, ce qui tu enlèves et ce que tu rajoutes pour être le plus en accord possible avec tes essentiels. A toi de jouer !

L’intérêt d’aller à l’essentiel

Dans une société de surconsommation, il peut être déroutant de vouloir s’alléger l’esprit, désencombrer son espace de vie. Nous avons appris à acheter pour combler nos envies, pour ne pas avoir à regarder à l’intérieur de nous ce qu’il se passe vraiment. Qui n’a jamais craqué en achetant sur internet lors d’un petit coup de déprime passager ? C’est humain après tout, l’idée n’est pas de juger, simplement de chercher ce qui nous fait le plus de bien.

En cherchant à aller à l’essentiel, comme tu l’as vu avec les différentes étapes, on s’engage dans un processus de recentrage et de connaissance de soi, puis de tri et de dépouillement. En règle générale, nos vies sont remplies, parfois trop remplies. On court après le temps, on a du mal à s’octroyer du temps pour faire ce qui nous tient réellement à cœur.

Aller à l’essentiel permet d’ôter les choses présentes dans nos vies mais qui n’ont pas/peu d’intérêt pour nous (et qu’on continuait à faire par habitude, pour faire plaisir, pour faire comme tout le monde, etc.) de façon à faire de la place. On ouvre ainsi le champ des possibles. Libérer de l’espace permet de laisser la place à de nouvelles expériences/opportunités, à des activités qui nous nourrissent profondément, ou encore à l’ennui*.

Le mot de la fin

Au final, aller à l’essentiel permet d’alléger sa charge mentale, de gagner en sérénité, en légèreté pour cultiver un mieux-être au quotidien. Il n’y a pas de méthode unique, chacun est libre de procéder comme il le sent pour s’essayer à l’essentiel.

J’ai eu envie d’aborder ce thème car il est un point commun entre mes différentes pratiques :

  • Avec le bien-être par la nature, l’essentiel se trouve dans la nature, où il n’y a pas de superflu. Le contact avec la nature permet de se dépouiller, d’enlever les masques pour être pleinement soi-même. C’est d’ailleurs ce que j’adore dans le bain de forêt : c’est une pratique simple, sans besoin de matériel, accessible à tous, et qui permet d’aller à l’essentiel, qui entraîne à aller dans l’être.
  • Avec le zéro-déchet, on enlève le superflu, à savoir les emballages, on revient à des produits bruts, non transformés, à une alimentation plus saine. L’achat en vrac permet d’obtenir la juste quantité, celle dont on a seulement besoin.
  • Avec le minimalisme, on s’exerce au dépouillement, à ôter le superflu là encore. L’idée est de vivre mieux avec moins, en visant la qualité plutôt que la quantité. L’heure de faire le tri à sonner, autant dans les objets du quotidien que dans les activités et ce qui peut encombrer notre esprit.

Ce rassemblement de mes activités autour de la notion d’essentiel m’inspire un programme, dans l’idée de mettre plus de simplicité, de légèreté dans nos vies, toujours par le lien avec la nature. Et si la solution était de ralentir et de faire de l’espace plutôt que de courir après une énième solution miracle ? Je te laisse sur cette réflexion ! Si tu souhaites être au courant des prochaines nouveautés, rejoins-moi sur Instagram.

*Souvent connoté négativement et évité à tout prix, l’ennui est pourtant intéressant à petites doses. Il permet de développer l’imaginaire, la créativité, la connaissance de soi. Il conduit aussi à libérer l’esprit et à prendre du recul. Je crois que ce sujet pourrait faire l’objet d’un article à part entière : qu’en dis-tu ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *