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L’arrivée du printemps : Imbolc et les fêtes païennes

Mais qu’est-ce qu’elle raconte ? Le printemps, c’est le 21 mars ! Et bien en fait, ça dépend des traditions. Tu as déjà peut-être entendu parler de fêtes avec de drôles de noms : Imbolc, Beltane, Samhain, Yule et j’en passe. Ces célébrations païennes rythmaient la vie de nos ancêtres en accord avec la nature. Je t’embarque pour un tour d’horizon de ces fêtes pleines de sens.

Depuis la nuit des temps, l’Homme a observé le ciel, son environnement et il a ritualisé les changements de rythme de la nature par différentes fêtes et célébrations. A l’origine, le calendrier se calquait sur les traditions païennes exclusivement basées sur l’observation de la nature (l’arbre qui se renouvelle, les animaux qui mettent bas, les plantes qui repoussent, la course des étoiles) et sur les rites à effectuer pour rester en harmonie avec les énergies spécifiques des saisons. Au fur et à mesure, notre sens de l’observation s’est perdu, nous nous sommes éloignés de la nature et des rites qui la célébraient. La superposition du calendrier chrétien au calendrier païen a aussi participé à cet éloignement.

Les sabbats

Religion fondée dans les années 1950, la « wicca » trouve ses origines dans les célébrations des peuples celtiques et germaniques. Elle est notamment basée sur l’écoute et le respect de la nature ainsi que sur le culte des divinités qui lui sont associées. Les sabbats, un ensemble de 8 fêtes païennes que je vais te présenter dans cet article, sont issus du wicannisme. L’année wiccanne commence au mois de novembre avec le sabbat majeur Samhain.

Les 8 sabbats sont divisés en 2 catégories :

  • Samhain, Imbolc, Beltane et Lughnasadh constituent les 4 sabbats majeurs, qui célébraient autrefois les étapes importantes de l’année (récoltes, retour du soleil…) et l’apogée des saisons. Ils sont issus des traditions celtes.
  • Yule, Ostara, Litha et Mabon constituent les sabbats mineurs qui correspondent aux solstices (été/hiver) et aux équinoxes (printemps/automne). Ils sont originaires des traditions germaniques et coïncident donc aujourd’hui avec les changements de saisons de notre calendrier actuel.

De même, l’année solaire est divisée en 6 mois de lumière (printemps, été) et 6 mois d’ombre (automne, hiver), dont les moments de bascule sont les équinoxes de printemps et d’automne.

Nous avons donc 4 célébrations de la lumière : Ostara, Beltane, Litha, Lughnasadh, suivies de 4 célébrations de l’ombre : Mabon, Samhain, Yule, Imbolc. Lors de la période lumineuse, la durée du jour est plus importante que la durée de la nuit. Les énergies de la nature sont intenses et tournées vers l’extérieur tout comme nos envies d’activités. Les 6 mois d’ombre de l’année viennent ensuite. Souvent dénigrés au profit des mois lumineux, ils sont tout aussi importants car ils contribuent à l’équilibre de la nature. Celle-ci est cyclique, tout comme nous humains. Après une phase de rayonnement intense, elle a besoin d’une phase de ressourcement. Durant ces mois plus sombres et plus calmes, les énergies de la nature se tournent vers l’intérieur et nous incitent à laisser peu à peu ce dont nous n’avons plus besoin.

Le calendrier de la Nature

Je t’invite donc à (re)découvrir le calendrier de la nature :

Samhain, 31 octobre – 1er novembre

Samhain est une célébration de la mort et un espoir de vie nouvelle. Ce sabbat marque le début de la partie introspective de la roue de l’année. Il représente la fête des morts et le début de l’année solaire dans la tradition wiccanne : Samhain est traditionnellement considéré comme le nouvel an des sorcières. Il marque l’achèvement d’un cycle et le commencement d’un nouveau. Quand les énergies naturelles se calment et que l’obscurité de l’hiver règne, il est temps d’observer, de se reposer et de se préparer pour l’année à venir. C’est un moment propice à la réflexion sur l’année solaire qui vient de s’écouler et celle qui débute. C’est une occasion d’apprendre à se connaître. Que s’est-il passé cette année et que souhaitons-nous pour la nouvelle ?

Yule, autour du 21 décembre – solstice d’hiver

C’est le jour qui comporte la nuit la plus longue de l’année. Il marque, de nos jours, le début de la saison de l’hiver mais également le moment où les jours vont rallonger. Cette date proche de Noël est souvent associée à cette fête : on se rassemble, on mange, on boit et on festoie en l’honneur de la renaissance du Dieu soleil. C’est la célébration du retour de la lumière et de la vie. L’hiver représente un moment d’intériorisation, d’introspection et de régénération. C’est en acceptant ce temps de calme que l’on peut bénéficier d’un renouveau efficace au printemps. L’hiver nous invite à utiliser nos capacités d’adaptabilité et nous apprend à faire preuve de patience et de persévérance.

Imbolc, 1er– 2 février

C’est la fête du feu et de la lumière. Les crêpes de la chandeleur symbolisent à merveille ce sabbat car leur forme ronde représente le disque solaire et son énergie qui va grandissante. Dans le calendrier celte, le printemps est fêté le 1er février, date des fêtes d’Imbolc célébrant la fertilité, la renaissance, le renouveau d’un cycle. A ce moment, la nature commence doucement à changer : les premières germinations sortent du sol, l’énergie vitale monte de la terre vers le ciel, certains bourgeons et certaines fleurs commencent à apparaître, la terre se réveille. On peut donc ressentir un éveil énergétique. Imbolc est le moment idéal pour émettre les vœux réfléchis pendant l’hiver, pour vivifier l’énergie vitale qui nourrit nos projets. C’est aussi la bonne période pour se débarrasser de la négativité accumulée au cours du dernier cycle annuel : place aux rituels de purification ! Le printemps et son effervescence sont la preuve que le renouveau est immuable, à l’extérieur et à l’intérieur de nous. C’est une saison d’espoir car tout est en germe donc tout est possible.

Ostara, autour du 20 mars – équinoxe de printemps

Le sabbat Ostara symbolise le renouveau, l’éveil des énergies, le retour de la vie après l’hiver et la fertilité. Indiquant aussi le début de la saison des semailles, ce jour particulier symbolise surtout l’équilibre parfait entre l’ombre et la lumière, qui petit à petit triomphera. Selon le décompte traditionnel, ce n’est pas le début mais le milieu du printemps. Nous célébrons le printemps, le renouveau dans la nature, des nouveaux projets et le début de la roue des signes astrologiques avec le Bélier. Si tu es sensible aux énergies, il se peut d’ailleurs que ce soit vers cette date que tu aies l’impression que l’année civile en cours démarre réellement.

Beltane, 1er mai

C’est la fête de l’amour et de la fertilité qui symbolise la transition du printemps vers l’été. Dans le cycle des saisons, Beltane représente la victoire de la lumière sur la nuit hivernale. C’est un sabbat de purification et de fertilité, temps de force et de maturité. C’est le moment où la nature est féconde et où les animaux s’accouplent. On peut faire des couronnes de fleurs mais le plus souvent, on offre du muguet pour symboliser le triomphe du printemps sur l’hiver.

Litha, autour du 21 juin – solstice d’été

C’est le jour le plus long et la nuit la plus courte de l’année. Selon la tradition, il s’agit du milieu de l’été, où la nature est à son apogée. C’est le moment idéal pour travailler sur des rituels d’abondance, de guérison, de prospérité, de fertilité et de chance. C’est un temps de joie car paradoxalement, ce sabbat ouvre la saison sombre de l’année car dès le lendemain, les jours vont commencer à diminuer pour nous porter inexorablement vers Yule, son exact opposé. Pour célébrer Litha, on allumait des feux de joie devenus les feux de la Saint-Jean. C’est l’occasion de célébrer dans la conscience le fait que, dans le cycle de l’être, la descente doit inévitablement suivre le pic du soleil.

Lughnasadh, 1er août

Ce sabbat représente la fête des premières récoltes : on y fait des prières pour les récoltes suivantes. C’est le moment de la récolte de tout ce que l’on a semé pendant le cycle. Ce sabbat est célébré au moment de la période du signe du zodiaque Lion, qui amène la force du fruit engendré, la maturité éclatante au soleil. C’est donc également un moment d’affirmation de ce que l’on est, de prendre conscience de notre être. C’est le seul sabbat qui de nos jours n’a plus vraiment de fête qui lui est associée.

Mabon, autour du 21 septembre – équinoxe d’automne

Ce sabbat est le 2e festival des moissons, seconde plus grosse période de récolte de l’année. C’est encore un moment d’abondance, où l’on va chercher équilibre et harmonie pour se préparer à l’hiver. On célèbre l’équinoxe d’automne, lorsque le jour et la nuit ont une durée égale, ainsi que le temps de la dernière moisson. On retrouve aujourd’hui la fête des vendanges. C’est le début de la période sombre et calme de l’année. C’est un moment de rassemblement et d’internalisation où nous pouvons jeter les bases d’une future croissance au printemps.

J’espère que ce petit point sur les célébrations en lien avec la nature t’a plu. Je suis curieuse de savoir si tu avais connaissance de ces fêtes, de leur symbolique. Laisse-moi un commentaire et dis-moi si tu ressens ces changements d’énergies. Merci de m’avoir lu, à très vite !

Sources :

  • Livre de Patrick Guérin, Comment bien se relier aux énergies guérisseuses de la nature
  • Site www.oden.fr
  • Site cainfuse.com

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