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En route vers l’autonomie

L’autonomie désigne la capacité d’un objet, d’un individu ou d’un système à se gouverner soi-même, selon ses propres règles, sans dépendre d’autrui. Pourquoi est-ce si important et comment s’en approcher ? C’est ce que nous allons voir dans cet article, orienté sur l’autonomie dans le bien-être.

L’autonomie confère un sentiment de liberté. Est-ce qu’on se rend vraiment compte de la chance qu’on a de pouvoir nous lever le matin et de choisir de quoi sera composé notre petit-déjeuner et notre journée, comment on va s’habiller, etc. ? Même si cette liberté est toute relative puisque le modèle sociétal nous incite fortement à adopter certains comportements jugés comme adaptés – par exemple passer notre journée au travail, prendre soin des autres (avant soi-même), … – je pense qu’on peut dire que l’on s’en sort pas mal. Cependant, en creusant le thème de l’autonomie, ses aspects et ce que cela implique, j’observe que l’état des lieux est loin d’être encourageant.

Aparté sur l’autonomie alimentaire pour illustrer

Qui serait capable de subvenir à ses besoins uniquement par ses propres moyens ? Très peu de personnes. Il faut quand même se rendre compte que notre système actuel (la mondialisation, le commerce international) fait que les pays se sont rendus totalement dépendants les uns des autres, chacun se spécialisant sur certaines cultures, confiants qu’ils pourront librement échanger leurs productions contre celles qui leur manquent.

Sauf que l’on se rend compte de la limite de ce système, particulièrement en ce moment. Il suffit d’une mésentente entre pays pour que les échanges en soient chamboulés et que l’approvisionnement auquel nous sommes habitués vacille. Si on revient en arrière, je ne pense pas dire trop de bêtises en avançant qu’au Moyen-Âge ou même avant, l’autonomie était gage de survie : chaque royaume cultivait ce dont il avait besoin, sans trop compter sur les échanges même s’ils devaient probablement exister (désolée je ne suis pas spécialiste en histoire). Quand il s’agit de survie, mieux vaut compter en premier lieu sur soi-même.

Pourquoi nous rendre ainsi dépendants les uns des autres ? Un aspect positif que j’y vois est de favoriser la coopération plutôt que le repli sur soi. Cela incite aussi à se spécialiser au lieu de s’éparpiller en se diversifiant. Pour le côté négatif, soyons lucides, nous sommes dépendants du système, sous son emprise, contrôlés par le bon vouloir des dirigeants. Avec les différentes crises qui nous attendent et les soucis environnementaux, la dépendance aux autres, surtout lorsqu’ils sont loin, me semble être une idée assez périlleuse. Un équilibre entre indépendance et ouverture vers les autres ne serait-il pas utile à trouver ?

Et si on observe le phénomène de façon globale, c’est la même chose. Avons-nous appris les bases pour rester en bonne santé, pour prendre soin de nous-mêmes, pour garder nos équipements (voiture, vêtements, électroménager…) en bon état et les faire durer le plus longtemps possible ? Absolument pas ! Notre éducation nous conditionne à être dépendants du système pour le faire fonctionner. Mais si le système est défaillant, avons-nous vraiment envie de continuer à l’alimenter ?

Autonomie dans le bien-être

Pour le bien-être, c’est pareil. Il est tellement plus simple de trouver un cours payant que de s’octroyer du temps seul.e avec soi-même pour apprendre à se connaître. Car à mon sens, c’est bien là la base du bien-être : la connaissance de soi. Pour se connaître, il est nécessaire de passer du temps seul, introspecter, expérimenter. Or, la solitude est souvent mal perçue, tout comme le fait de « ne rien faire » associé à la paresse. En bref, l’envie de prendre soin de soi va être confrontée à un tas d’a priori et de croyances erronées qu’il sera nécessaire de balayer afin d’être en paix. Je n’ai rien contre les cours payants, ils sont indispensables pour s’initier à des pratiques que l’on ne maîtrise pas, bénéficier de l’expérience d’un.e professionnel.le, rencontrer d’autres personnes. Ce qui m’embête, ce sont les préjugés posés sur les temps passés seul.e, à introspecter ou à réaliser ses propres expérimentations.

Pratique de bien-être

Autonomie et sylvothérapie

Sylvothérapie

Je chéris la pratique du bain de forêt car elle permet, à force de pratique, de tendre vers une certaine autonomie dans son bien-être. La présence du guide rassure, donne un cadre sécurisant et permet d’appréhender l’environnement naturel dont le contact peut être nouveau pour certaines personnes. Les participants vont peu à peu comprendre l’intérêt de la variété d’invitations proposées, l’importance du rythme donné à la sortie et de la richesse du cadre sélectionné. Une fois ces éléments intégrés, les participants peuvent expérimenter leur propre sortie en solo s’ils le souhaitent. Bien sûr, une sortie en autonomie ne procure pas la richesse des échanges en groupe ni l’œil expert du guide pour mener les participants dans des invitations adaptées à leur état du moment et au lieu. Mais l’expérience reste intéressante, surtout qu’avec cette pratique, l’avantage est qu’il n’y a vraiment pas de risques de mal faire. Crois donc en tes capacités à t’offrir ce moment de détente et de reconnexion pour toi.

C’est d’ailleurs dans cette optique que j’ai créé l’écrin Évasions sylvestres, un pack de 4 audios guidés de bain de forêt, accompagné de 4 méditations soins. Pour te faire bénéficier de l’encadrement expérimenté d’une guide certifiée tout en te laissant la flexibilité d’une pratique en autonomie : tu la réalises quand tu veux, où tu veux, sans la contrainte de trouver un guide et une sortie près de chez toi. Cet écrin est parfait si tu préfères expérimenter en solo pour commencer, afin d’être plus à l’aise, détachée du regard d’autrui. Évasions sylvestres sera disponible dès le 3 octobre.

Je terminerai en t’invitant à te questionner sur ton niveau d’autonomie dans les différentes sphères de ta vie. Pas pour juger ni te culpabiliser loin de là, simplement pour faire le bilan, observer si ça te convient et, si non, voir quels pourraient être les premiers petits pas à faire dans cette direction. Je vois l’autonomie comme une façon de reprendre le pouvoir sur sa vie, de ne pas se laisser dicter sa conduite par autrui ou par un modèle de société. Pour cela, la connaissance de soi et de ses besoins est la base avant de pouvoir passer à l’action. Apprendre, chacun à son rythme, par des livres, des cours, des ateliers afin de rester dans l’échange humain. C’est un long cheminement, qui se fait pas à pas, avec patience et persévérance, menant vers la responsabilité de notre vie.

De mon côté, j’apprends à reconnaître les plantes sauvages et à découvrir leurs usages pour pouvoir fabriquer des remèdes et des recettes par mes propres moyens. – D’ailleurs, cet automne, je reprends les sorties en binôme en sud Ardèche pour t’emmener à la découverte du bain de forêt, des plantes sauvages locales et de leurs usages.– Je teste des recettes zéro-déchet qui, bien que nécessitant des ingrédients que j’achète, limitent ma dépendance à un tas de produits différents : le mode de vie zéro-déchet et minimaliste amène à s’entourer d’objets et de produits multifonctions.

Découverte des plantes sauvages

Si l’envie de développer ton autonomie t’appelle, je t’invite à m’écrire pour en discuter ensemble. Je suis sûre qu’on trouvera des pistes faciles pour initier ce changement.

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Aller à l’essentiel

Parce que souvent “moins mais mieux” est plus efficace que l’opulence, je développe dans cet article le concept d’aller à l’essentiel, une notion qui me semble fondamentale pour cultiver un mieux-être et reprendre le pouvoir dans les différentes sphères de sa vie.

Définition

Ce concept d’aller à l’essentiel est généralement utilisé pour décrire la synthétisation d’un texte, le fait de ne garder que les idées fortes, sans s’encombrer des détails. L’idée est de rentrer directement dans le vif du sujet. Au-delà d’un simple exercice de style, cette notion peut s’appliquer dans la vie de tous les jours dans un désir de mieux-être que je développerai un peu plus loin. Avant tout, j’aimerais te proposer ma propre définition, sous l’angle du bien-être.

L’essentiel, c’est ce qui est indispensable, le plus important pour soi. Cela diffère donc d’une personne à l’autre, chaque être humain étant unique. Bien sûr, nous avons tous des besoins vitaux communs (manger, boire, dormir, se sentir en sécurité). Ceux-là, évidemment, on n’y touche pas, il est indispensable de les combler : c’est la base de notre vie.

Je rajouterai à cette liste d’éléments essentiels à nos vies les non-négociables. Kézako ? Les non-négociables sont des points (matériels ou immatériels) dont tu as absolument besoin dans ta vie pour te sentir bien. Sans eux, ton équilibre vacille, ton bien-être se fait la malle. Ce sont donc tes essentiels à toi, que tu as définis en fonction de tes besoins (et pas ceux des autres, n’est-ce pas?!). Pour te donner un exemple, dans la liste de mes non-négociables, on retrouve entre autres :

  • Le contact avec la nature. Concrètement, si je devais vivre dans une grande ville, coupée de la nature, je pense que je ne tiendrais pas un mois. Ma santé mentale se détériorerait car je trouve en la nature ma motivation, mon inspiration, du soutien. Sans ça, je me sentirais mal, déconnectée, sans ancrage.
  • Le fait de bouger, de me défouler physiquement. De la même façon, si je perds ma capacité à me défouler, à bouger mon corps pour le plaisir de le mettre en mouvement et extérioriser les éventuelles tensions qui l’habitent, je vais sans aucun doute finir par péter un câble. Mon corps va se tendre faute d’avoir pu évacuer le stress, se ramollir et perdre de son énergie à rester sédentaire. Bouh, rien que de l’imaginer, ça m’angoisse…

J’espère que ces deux exemples, qui me sont personnels, te permettent de mieux cerner la notion de non-négociables : il s’agit d’éléments clés de ta vie qui te soutiennent et t’aident à t’épanouir. Maintenant que c’est plus clair, je t’invite à prendre quelques instants pour réfléchir à ta liste de non-négociables. De quoi tu ne peux pas te passer sans compromettre ton bien-être ?

Les étapes pour aller à l’essentiel

Se poser et se recentrer

Pour moi, aller à l’essentiel est un processus en plusieurs étapes. Il commence par le fait de se poser pour se recentrer: s’arrêter volontairement et se tourner à l’intérieur de soi-même, au plus proche de nos besoins et envies profondes. C’est un exercice d’introspection fort intéressant qui te demande d’aller voir profondément en toi quelles sont tes fondations, tes piliers qui te permettent de tendre vers une vie équilibrée. Cela demande de se détacher du conformisme, des attentes que tu penses percevoir de la part de tes proches ou de la société : bas les masques, ici ne compte que toi !

Ce travail d’introspection, nous l’avons vu juste avant avec la question de tes non-négociables. Cela nécessite de sortir du mode “pilote automatique” pour initier une réflexion sur ce qui compte vraiment pour toi, l’idée étant d’apprendre à te connaître. Cette étape introspective peut prendre un peu de temps : c’est OK, on ne fait pas la course. La découverte de notre être profond est le travail de toute une vie. De plus, la société (par l’éducation reçue, les comportements mis en valeur, etc.) n’encourage pas les individus à apprendre à se connaître, on est plutôt poussé à faire comme tout le monde, à se fondre dans la masse… Avec tout ça, il est normal que des questions très profondes et personnelles puissent prendre du temps à trouver leurs réponses. Je précise qu’il n’y a pas de “bonnes” ni de “mauvaises” réponses : à partir du moment où elles sont justes pour toi, où elles te conviennent, alors ce sont les “bonnes” pour toi, à cet instant. Car ces réponses peuvent aussi être modifiées au fil de la vie: nous évoluons, nous changeons, il n’y a rien de mal à mettre à jour ce qui nous est essentiel régulièrement.

Faire des choix conscients

Une fois que tu es entré.e en contact avec toi-même et que tu as initié cette réflexion sur ce qui est vraiment important pour toi, le moment de faire des choix est arrivé. Ne pars pas en courant ! Par faire des choix, j’entends simplement le fait de mettre au clair tes essentiels et de t’engager envers toi-même pour les honorer. Toute cette réflexion ne sert à rien si, une fois terminée, tu repars dans ton quotidien sans initier le moindre changement. Tu peux par exemple improviser un petit atelier créatif : prends une jolie feuille, quelques feutres, des décorations et inscris tes essentiels sur le papier. Décore la feuille selon tes envies et accroche-là à un endroit où tu la verras souvent. Tu peux aussi la prendre en photo et mettre celle-ci en fond d’écran de ton téléphone, comme un doux rappel de ce qui nourrit ta vie.

L’idée est de t’engager à mettre en place des actions au quotidien pour prendre soin de toi. Tu n’es pas obligé.e de méditer 1h par jour si ça ne t’emballe pas. Vas-y progressivement, en instaurant quelques actions par-ci par-là : si tu vois que ça fonctionne, que ce temps-là te fait du bien, tu pourras l’augmenter au fur et à mesure.

Se dépouiller

Après avoir identifié tes essentiels, il se peut qu’une sensation d’encombrement soit présente. Oui, tu as repéré ce qui est important pour toi, mais concrètement, tu ne vois pas comment leur faire une place dans ta vie. Effectivement, la vie a horreur du vide et il est rare que nos espaces mentaux et physiques soient inoccupés. Vient le moment de faire un peu de tri pour libérer de l’espace ! Cette opération peut se réaliser aussi bien pour le matériel (les objets qui remplissent ton lieu de vie, ton bureau) que pour l’immatériel (ce qui occupe ton temps, ton esprit).

Je t’invite donc à faire un petit bilan de ce qui remplit ta vie. Tu peux t’octroyer plusieurs créneaux (car ça risque de prendre un peu de temps) où tu vas passer en revue ce qui compose ton habitation et te questionner sur l’utilité des objets : est-ce que je m’en sers? Est-ce que cet objet me procure des émotions positives ? Pareil pour ce qui occupe ton temps. Tu peux commencer par lister sur 2 ou 3 journées tout ce que tu fais, puis classifier tes actions : indispensable/obligatoire, fait par habitude, fait pour moi avec joie. Je te donne un exemple fictif et non exhaustif :

  • Indispensable/obligatoire : dormir, boire et manger, aller aux WC, aller au travail (quoique ça puisse se discuter), s’habiller, etc.
  • Fait par habitude : scroller sur les réseaux sociaux pendant que je bois mon café le matin, se maquiller pour sortir, dire bonjour à la concierge, câliner mon chien au réveil, etc.
  • Fait pour moi avec joie : une séance de sport, sortir se balader, manger un carré de chocolat en dessert, etc.

A toi ensuite de voir ce que tu gardes, ce qui tu enlèves et ce que tu rajoutes pour être le plus en accord possible avec tes essentiels. A toi de jouer !

L’intérêt d’aller à l’essentiel

Dans une société de surconsommation, il peut être déroutant de vouloir s’alléger l’esprit, désencombrer son espace de vie. Nous avons appris à acheter pour combler nos envies, pour ne pas avoir à regarder à l’intérieur de nous ce qu’il se passe vraiment. Qui n’a jamais craqué en achetant sur internet lors d’un petit coup de déprime passager ? C’est humain après tout, l’idée n’est pas de juger, simplement de chercher ce qui nous fait le plus de bien.

En cherchant à aller à l’essentiel, comme tu l’as vu avec les différentes étapes, on s’engage dans un processus de recentrage et de connaissance de soi, puis de tri et de dépouillement. En règle générale, nos vies sont remplies, parfois trop remplies. On court après le temps, on a du mal à s’octroyer du temps pour faire ce qui nous tient réellement à cœur.

Aller à l’essentiel permet d’ôter les choses présentes dans nos vies mais qui n’ont pas/peu d’intérêt pour nous (et qu’on continuait à faire par habitude, pour faire plaisir, pour faire comme tout le monde, etc.) de façon à faire de la place. On ouvre ainsi le champ des possibles. Libérer de l’espace permet de laisser la place à de nouvelles expériences/opportunités, à des activités qui nous nourrissent profondément, ou encore à l’ennui*.

Le mot de la fin

Au final, aller à l’essentiel permet d’alléger sa charge mentale, de gagner en sérénité, en légèreté pour cultiver un mieux-être au quotidien. Il n’y a pas de méthode unique, chacun est libre de procéder comme il le sent pour s’essayer à l’essentiel.

J’ai eu envie d’aborder ce thème car il est un point commun entre mes différentes pratiques :

  • Avec le bien-être par la nature, l’essentiel se trouve dans la nature, où il n’y a pas de superflu. Le contact avec la nature permet de se dépouiller, d’enlever les masques pour être pleinement soi-même. C’est d’ailleurs ce que j’adore dans le bain de forêt : c’est une pratique simple, sans besoin de matériel, accessible à tous, et qui permet d’aller à l’essentiel, qui entraîne à aller dans l’être.
  • Avec le zéro-déchet, on enlève le superflu, à savoir les emballages, on revient à des produits bruts, non transformés, à une alimentation plus saine. L’achat en vrac permet d’obtenir la juste quantité, celle dont on a seulement besoin.
  • Avec le minimalisme, on s’exerce au dépouillement, à ôter le superflu là encore. L’idée est de vivre mieux avec moins, en visant la qualité plutôt que la quantité. L’heure de faire le tri à sonner, autant dans les objets du quotidien que dans les activités et ce qui peut encombrer notre esprit.

Ce rassemblement de mes activités autour de la notion d’essentiel m’inspire un programme, dans l’idée de mettre plus de simplicité, de légèreté dans nos vies, toujours par le lien avec la nature. Et si la solution était de ralentir et de faire de l’espace plutôt que de courir après une énième solution miracle ? Je te laisse sur cette réflexion ! Si tu souhaites être au courant des prochaines nouveautés, rejoins-moi sur Instagram.

*Souvent connoté négativement et évité à tout prix, l’ennui est pourtant intéressant à petites doses. Il permet de développer l’imaginaire, la créativité, la connaissance de soi. Il conduit aussi à libérer l’esprit et à prendre du recul. Je crois que ce sujet pourrait faire l’objet d’un article à part entière : qu’en dis-tu ?

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Le bien-être : phénomène de mode ou philosophie de vie ?

Tu l’auras sans doute remarqué, les espaces et les outils dédiés au bien-être de la population ne cessent de se développer. Alors que d’autres secteurs, comme les loisirs et le tourisme, ont été fortement impactés par la crise économique, le bien-être se porte à merveille. Phénomène de mode ou réel besoin sociétal d’un retour à soi ? Je te propose dans cet article d’aller creuser un peu cette problématique et je te livre mon point de vue.

Un marché en plein essor et un retour au soin de soi

D’après les chiffres, la recherche du bien-être dans nos sociétés modernes ne serait pas une simple mode, mais une tendance lourde qui s’inscrirait de manière profonde dans nos habitudes sociales. L’augmentation du stress, de la pression induite par des rythmes de travail effrénés et une vie familiale prenante, poussent les français à rechercher des échappatoires et à prendre davantage soin d’eux. Le développement constant et la croissance continue de ce marché depuis ces 20 dernières années en seraient la preuve. D’autant plus que ce phénomène se poursuit aujourd’hui, malgré un contexte économique compliqué et incertain.

Le fait est que « l’accès au bien-être est désormais une condition sine qua non pour être heureux » selon un sondage Ipsos. Au point qu’un français sur deux (45 %) affirme avoir entrepris au moins une action destinée à accroître son niveau de bien-être corporel dans les 6 derniers mois et qu’un français sur trois (36%) déclare consulter régulièrement des articles ou des livres traitant du bien-être. La recherche d’une santé et d’une jeunesse préservée est la principale motivation des consommateurs du marché du bien-être. Les français cherchent à se maintenir en bonne santé et à être en forme.

Et pour cela, le bien-être est la meilleure des préventions par l’intermédiaire de l’hygiène de vie générale, de la diététique, du sport, du recours aux médecines douces et préventives ou encore aux massages. Le but : réduire de façon notable notre niveau de stress, reconnu par l’Organisation Mondiale de la Santé comme le fléau du monde occidental, différentes études ayant montré les conséquences du stress sur la santé : augmentation des risques cardio- vasculaires, cancer, diabète…

Ce qu’il y a de positif et de novateur dans le secteur du bien-être, c’est qu’il concerne toutes les générations et tous les domaines. En effet, la grande majorité de la population est indéniablement intéressée par le fait de vivre mieux. Dans le futur, cette tendance devrait se développer toujours davantage et prendre encore plus la forme d’applications mobiles, qui existent déjà aujourd’hui, et de solutions 100% en ligne. Les tendances du futur seront par conséquent très axées sur le bien-être directement à domicile, pour cadrer avec les nouveaux modes de vie des gens, toujours plus pressés et désireux de découvrir de nouvelles méthodes pour se sentir bien.

Si je résume, les Français souhaitent aujourd’hui trouver un équilibre de vie et prendre soin d’eux : ils cherchent à manger mieux, vivre mieux, aimer mieux, travailler mieux… Je me réjouis de ce point : prendre soin de soi me paraît être l’élément fondamental de toute vie et ce changement de comportement m’apparaît comme prometteur pour l’avenir de l’humanité. Cependant, quelque chose me chiffonne dans tout ça…

feuillage détente

Le bien-être comme solution aux maux de la société ?

Notre rythme de vie moderne me semble être la cause de bien des maux. Le rythme de vie inculqué par la société, celui qui nous régit depuis des années, semble atteindre ses limites. Une majorité de personnes se dit stressée, fatiguée, de mauvaise humeur, pressée… Ces conditions de vie sont la cause de l’engouement vers le secteur du bien-être. Les personnes cherchent des échappatoires, des solutions pour se sentir mieux et oublier leurs tracas quotidiens.

Mon impression est qu’ici, le bien-être semble venir comme une roue de secours, une solution à court terme pour prévenir les dangers de ce mode de vie moderne. Ce schéma ne me semble pas viable car il ne résout pas le souci à sa source : notre mode/rythme de vie. De plus, il laisse de côté toutes les personnes qui, faute de moyens financiers, n’ont pas accès à ces solutions de bien-être.

Le bien-être est un levier certes. Mais son impact peut être décuplé et changer littéralement des vies selon comment on va s’en servir.

Je me réjouis de voir des disciplines issues de savoirs ancestraux comme l’herboristerie, la naturopathie, la sophrologie, la médecine chinoise ou ayurvédique, la sylvothérapie, revenir au goût du jour. Mais je tiens tout de même à préciser que ce ne sont pas de “nouveaux métiers” mais des disciplines qui ont été plus ou moins volontairement écartées et oubliées pour faire la part belle aux grosses industries (pharmaceutiques, chimiques, etc.).

Je sais, tu te dis : oula ! Qu’est-ce qui lui arrive? Elle montre les dents, on n’a pas l’habitude… C’est vrai que je t’ai peut-être un peu caché mon côté réactionnaire, qui n’est pas simple à affirmer. Mais je pense que, si je veux vraiment que le monde change, il est temps d’oser exprimer mon opinion (qui n’engage que moi et ma vérité) : si ça peut permettre d’ouvrir le débat et de faire avancer la réflexion, ça vaut le coup d’essayer.

Pour moi, le bien-être ne se résume pas à des outils ou à des activités : c’est une philosophie de vie. Un cheminement sur lequel on choisit de s’engager pour soi, et qui par rayonnement bénéficie aux autres, car on sait que pour pouvoir mener une vie qui nous correspond, la première des choses à faire est de prendre soin de nous. C’est ici que l’on rejoint le développement personnel, intimement lié à cette quête de bien-être. Apprendre à se connaître, se défaire des croyances et des conditionnements accumulés depuis l’enfance, expérimenter pour trouver ce qui nous convient, affirmer notre unicité : le programme de toute une vie !

Ok et donc, comment on fait ?

Je viens de parler d’unicité, c’est justement pour ça qu’il n’y a pas de recette toute faite : ce qui a fonctionné pour moi ne marchera peut-être pas pour toi et inversement. L’expérimentation et la connaissance de soi sont la base d’un bien-être durable. Et pour ce faire, il va t’être nécessaire de t’accorder du temps pour toi. Non, je ne parle pas des moments où tu traînes sur les réseaux sociaux ni de ceux passés en terrasse à boire des verres. Je te parle de vrais temps de qualité, où tu n’es disponible pour personne d’autre que pour toi-même et sans distraction à porter de main.

C’est en acceptant de ralentir que tu vas faire des découvertes fabuleuses, te reconnecter à ton corps, à tes sens et que tu pourras ainsi ressentir de la joie, de la légèreté et de la sérénité au quotidien. C’est en allant à ta rencontre que tu vas peu à peu apprendre à gérer tes émotions et tes pensées, te délestant d’un fardeau considérable. Tu gagneras ainsi en clarté, découvrant ce que tu veux et ne veux pas pour ta vie.

Dans ma pratique, la nature est une précieuse alliée que je sollicite autant pour mes moments d’introspection que dans mes phases d’expérimentation, en mode aventure. La nature reflète nos états intérieurs : comme un miroir, elle nous renvoie l’image de qui nous sommes. Elle nous envoie des messages, nous accueille de façon inconditionnelle, nous apaise. Par tous ces aspects, elle constitue un soutien incroyable. C’est parce que je suis convaincue, après l’avoir expérimenté sur moi-même, que la nature est un levier puissant vers la connaissance de soi et le bien-être général que j’ai créé Chrysalide.

Si mon approche te parle et que tu souhaites approfondir le sujet, viens m’en parler par mail, message privé sur Instagram ou réserve directement ton appel découverte. Peut-être que ce que je propose peut répondre à tes besoins. Chrysalide est un programme de groupe sur 3 mois pour t’accompagner dans ton approche de la nature dans l’objectif de poser les bases d’un bien-être durable, simple et efficace.

Dans tous les cas, à la suite de cette lecture, j’espère que tu auras compris l’importance de cultiver un bien-être durable, profond et personnalisé. Tu es la personne la plus importante de ta vie, prends soin de toi !


Sources :

  • https://www.etudes-et-analyses.com/blog/decryptage-economique/etude-marche-etre-france-12-02-2020.html
  • https://temana.fr/marche-bien-etre-secteur-plein-essor/
  • https://www.arnika-formation.com/marche-bien-etre
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A la découverte de la sylvothérapie

forêt Ardèche méridionale

La sylvothérapie, connue aussi sous le terme de « bain de forêt », est une pratique de bien-être émergente dans nos pays occidentaux. Au-delà d’un effet de mode, il s’agit en fait d’une philosophie de vie, d’une certaine relation que l’on entretient avec le Vivant. Zoom sur cette pratique qui gagne à se propager pour sa simplicité et les bienfaits qu’elle apporte.

Définition et origines de la sylvothérapie

La sylvothérapie, du latin silva = la forêt, est une pratique de bien-être qui consiste à bénéficier des bienfaits de la nature, et plus spécifiquement ceux des arbres, pour améliorer nos états physique, psychique et émotionnel. Elle est connue également sous le terme japonais shinrin yoku, qui signifie littéralement « se laisser envelopper par la forêt ».

Châtaigneraie en automne

Cette pratique a pris son essor au Japon dans les années 1980, à l’initiative du ministère en charge de la ressource forestière : l’idée était de valoriser cette ressource fortement présente sur le territoire. Et comme à cette même période, le pays faisait face à une vague de surmenage au sein de la population, allant jusqu’à constater des décès dus au stress, la population a été invitée à aller se promener en forêt. C’est à partir de là que l’intérêt des scientifiques s’est porté sur le rôle de la forêt sur la santé des êtres humains. Constatant en nombre des bienfaits similaires sur les personnes revenant de balades forestières, des études ont été menées pour comprendre par quels moyens les arbres faisaient du bien aux humains. Car oui, la nature, les arbres, sont généreux et nous font du bien. Ce n’est pas moi, défenseuse de l’environnement, qui le dit, mais de nombreuses études scientifiques qui depuis ont démontré les bienfaits du contact avec la nature, et plus particulièrement dans notre cas de la forêt.

Les bienfaits du bain de forêt

Différents facteurs interviennent dans cette médecine forestière. Des facteurs physiques, tels que la température de l’air, l’humidité, la luminosité, la vitesse du vent, le paysage sonore. Des facteurs chimiques comme les phytoncides (composés organiques volatiles dérivés des plantes/arbres) tels que l’alpha-pinène et le limonène qui sont des terpènes. Et encore des facteurs psychologiques qui reflètent l’évaluation subjective de l’environnement forestier comme la lumière/l’obscurité, la détente/la stimulation, le calme/le bruit, le bien/le mal, la tension/la détente, l’uni/le coloré.

Parmi les aspects clés de la médecine forestière, on retrouve :

  • la présence d’eau, chargée en ions négatifs qui soulagent les difficultés respiratoires ;
  • le paysage verdoyant, le vert étant associé à la détente ;
  • les phytoncides ;
  • les microbes présents dans le sol, qui stimulent le système immunitaire et réduisent la dépression ;
  • l’air pur, favorisant une bonne santé respiratoire ;
  • la lumière du soleil, source de vitamine D pour des os sains.

Les principaux bienfaits de la pratique sont les suivants :

  • Diminution du stress, de la morosité, des états anxieux et dépressifs ;
  • Augmentation de la créativité et de l’attention ;
  • Amélioration générale de l’humeur, du sommeil, du système immunitaire ;
  • Reconnexion à son intuition ;
  • Approfondissement de son lien avec la Nature.

Le bonus d’une pratique régulière ? Optimiser les bienfaits ressentis, être conscient.e de sa place d’humain dans le monde et l’intégrer dans sa vie quotidienne, respecter la Terre-Mère.

Alliance des phytoncides et des ions négatifs

Le bain de forêt en pratique

La thérapie par les arbres peut se pratiquer seul.e ou en groupe avec un guide. Cela dépendra de différents critères et de ce que tu recherches. Le tableau ci-dessous présente les avantages et les inconvénients que j’ai décelés pour chacune des deux options.

AvantagesInconvénients
Sortie seul.eLiberté dans l’organisation de la balade.
Permet d’aller à son rythme, de rester plus longtemps aux endroits qui te font particulièrement de bien.
Offre une totale liberté, la possibilité de facilement lâcher-prise, sans le potentiel regard d’autres personnes.
Nécessite une certaine aisance dans la nature, de connaître les risques, les lieux pour éviter de se perdre ou tout autre danger.
Ce sera à toi de trouver les invitations/activités réalisées : quelques recherches en amont seront nécessaires.
Limite en gestion du temps : pas évident de ralentir de soi-même.
Pas d’échange avec d’autres participants.
Sortie guidée en groupeRichesse des échanges entre participants : on peut se nourrir de l’expérience d’autrui + sentiment d’appartenance d’avoir vécu la même expérience.
Permet de se laisser totalement allé.e car on sait que le guide gère la situation : il connaît le lieu, les potentiels risques, il gère le rythme de la balade. Tu n’as rien à penser, tout est délégué pour que ton expérience soit optimale.
Variété des invitations fournies par le guide, nourrie par son expérience, sa connaissance du terrain et les techniques de conception d’un bain de forêt.
Contrainte de date, de lieu, de rythme : le même pour tout le monde.
Dépasser la peur du regard des autres pour pouvoir se laisser aller à l’expérience.
land art
Création d’un land art

Tout au long du parcours guidé, plusieurs pauses sont effectuées pour te proposer des invitations, terme utilisé pour évoquer les activités suggérées pendant la balade. Comme son nom l’indique, l’invitation est une proposition d’activité : libre à chacun de la suivre ou pas, selon ses ressentis et son aisance. L’idée du bain de forêt est d’accompagner les participants dans leur connexion à la nature, l’essentiel étant qu’ils se sentent bien/à l’aise à tout moment. Ainsi, si une invitation les met inconfortables, libres à eux de s’occuper différemment en attendant de passer à la suite.

Si les invitations rythment le parcours, les temps d’échanges sont aussi une part importante de l’expérience. En effet, les moments de partage permettent à chacun, s’il le souhaite, d’évoquer ce qu’il s’est passé pour lui/elle pendant l’invitation précédente, ses ressentis, les émotions présentes, des souvenirs, ou tout autre élément qu’il aurait sur le cœur. La richesse des échanges permet aux participants de se nourrir des expériences des autres, d’élargir leur compréhension de ce que l’expérience de connexion avec la nature peut apporter à chacun.

Une pratique de bien-être mais surtout un mode de vie

Tu en sais à présent un peu plus sur la sylvothérapie. Elle apparaît comme une pratique de bien-être simple, accessible à chacun. Cependant, autrefois, il y a des centaines et des centaines d’années, la sylvothérapie, qui ne portait pas encore ce nom, n’était pas une pratique mais bien une façon de vivre. 

Nos ancêtres étaient bien plus connectés que nous à la Nature et à ses cycles : c’était inné, leur mode de vie était en adéquation avec les lois de la Nature. Au fil de l’évolution de nos modes de vie et de nos sociétés, ce lien, cet art de vivre a été perdu. Les évolutions, les progrès scientifiques, bien qu’ils ne soient pas à dénigrer, nous ont éloigné de cette sagesse ancestrale et de tous ses enseignements. Différents mouvements et disciplines œuvrent aujourd’hui à restaurer et divulguer ses savoirs :

  • Le mouvement 8 Shields, créé il y a une trentaine d’années par Jon Young, met l’accent sur la transmission des routines fondamentales de connexions à la nature. Ces routines s’inspirent des pratiques trouvées dans toutes les cultures des peuples autochtones, basées sur la nature, à travers le monde. La mise en œuvre quotidienne de ces pratiques permet de se reconnecter avec notre rythme écologique primordial tout en réactivant notre relation empathique avec la Terre. Les sites de Permavisions et de Claire Morinière donnent un aperçu du mouvement.
  • Le chamanisme est une tradition ancestrale qui invite à un voyage pour poser un nouveau regard sur le monde et sur soi-même, en se basant sur une connexion avec la nature et notre propre conscience.
  • Les écoles de la forêt et les associations s’y rapportant. Ici, en Ardèche, l’association Mésange & Libellule fait un magnifique travail pour familiariser les enfants à la nature.

Chacun de nous a la possibilité de renouer ce lien avec la nature, en toute simplicité et authenticité : aller se balader en forêt, contempler le parterre de fleurs dans le parc municipal, s’arrêter pour observer l’oiseau qui s’est posé sur une branche, écouter le son de la pluie sur sa voiture…

Pour finir

Voilà un aperçu de ce qu’est la sylvothérapie, dont l’univers est vaste et enchanteur. Si cela t’attire, je t’incite vivement à venir tester une séance découverte de 2 heures car rien ne vaut l’expérimentation ! Enfin, pour commencer à développer ta connexion à la nature, tu peux t’exercer à ouvrir tes sens lors de tes balades : note tes perceptions et tes ressentis et vois comment ta sensibilité évolue au fil de la pratique. Je suis disponible pour en discuter avec toi si tu en ressens le besoin.

Je te souhaite une douce journée, remplie de beauté.